Toi, le changement et les autres

Parce que notre changement et notre entourage ne font pas toujours bon ménage, je veux, dans cet article, parler des mécanismes en jeu dans cette situation. Pour que, plutôt qu’une source de conflit, la réaction de tes proches soit plutôt un beau cadeau !

Pour voir l’article en vidéo :

Pourquoi les autres ne veulent pas que tu changes ?

Les autres, a priori, sont réfractaires à ton changement, et c’est normal.

La première raison à cela, c’est qu’en tant qu’êtres humains, biologiquement, chimiquement, au niveau de notre cerveau, le mot « changement », ça fait d’office un bug.

Notre cerveau reptilien, celui qui veille à notre survie, le changement, il n’aime pas ça. Parce que là, pour l’instant, tu es là. Donc tu es en vie. Donc lui il est ravi, il n’a rien à faire. Et surtout pas changer ! S’il existe des expressions telle « lâcher la proie pour l’ombre », ce n’est pas pour rien. C’est parce que nous ne sommes pas faits pour aimer le changement, en soi.

Et pourquoi toi, tu veux changer ?

D’ailleurs, en général, quand on change (et surtout s’il s’agit de gros changements, mais même pour des petits changements), c’est qu’on a eu un déclic. Qu’est-ce qui fait qu’à un moment on a ce déclic ? Qu’est-ce qui provoque ce déclic ? C’est une douleur !

Cette douleur, elle peut venir plus de l’extérieur : un décès, une séparation… Quelque chose qui fait qu’on se dit qu’il est temps de se poser les bonnes questions, de faire du ménage dans sa vie. Ou la douleur peut être quelque chose de plus interne : une maladie, un burnout…

En tout cas, il y a une douleur qui fait que tu décides de changer. Parce que cette douleur est plus importante que la difficulté que représente le changement.

Changer implique de sortir de sa zone de confort, vu que la zone de confort, c’est ce qu’on connait. Sortir de sa zone de confort est une douleur. Donc, en général, on change quand on a une douleur qui est plus importante.

Et les autres, dans tout ça ?

Oui mais alors, l’autre, qu’il s’agisse de ta femme, de ton mari, de tes enfants, de tes amis, ta famille, ton club de sport, que sais-je… Les autres, eux, ils ne vivent pas ce que tu vis.

Or, dans tout groupe, quelle que soit sa taille, il y a une dynamique de groupe. Il y a un équilibre qui a été trouvé dans le groupe. Donc si toi tu changes, forcément tout le groupe est obligé de changer. Tous les autres membres du groupe sont « obligés » de s’adapter à ton changement. Et évidemment, dans le couple surtout, c’est très, très fort.

Et l’autre, les autres, ils ne sont pas en train de vivre ce que tu vis. La douleur que tu vis, qui fait que sortir de ta zone de confort paraît plus confortable qu’y rester, eux ils ne sont pas là-dedans. Mais ton changement entraînant leur changement, ils n’ont pas de raison de vouloir te suivre.

C’est pour cela qu’ils peuvent avoir des réactions pas toujours positives. Parce qu’eux-mêmes n’ont pas envie de bouger, et qu’ils ne veulent pas que tu bouges non plus. Ils n’ont pas envie que tu fasses exploser leur équilibre qui pour eux, là, est juste confortable.

Ils sont dans leur zone de confort, ils y sont peinards. Toi, tu veux les obliger, par ton mouvement, à bouger aussi, et ça ne leur plaît pas.

Et donc, que font-ils ?

Ça dépend, bien sûr, du rapport que vous entretenez. Ça dépend d’eux : ce qu’ils ont vécu jusque-là, leurs peurs, leurs croyances, tout ça… Et ils te renvoient plutôt des objections.

Le piège

Alors que toi, comme on parle de gens que tu aimes, tu as envie qu’ils te soutiennent. Tu as envie qu’ils t’encouragent. Tu attends d’eux qu’ils te soutiennent et t’encouragent.

Il est là, le piège : si tu attends d’eux qu’ils te poussent en avant, qu’ils te disent « mais oui, vas-y, réalise ton rêve », tu es dans la m…

Parce que tu vas peut-être donner trop d’importance à cette attente que tu as vis-à-vis d’eux. Tu vas donner trop d’importance à ce qu’ils vont te renvoyer comme peurs, comme obstacles, etc. Et si tu tombes dans le piège jusqu’au bout, tu te laisses arrêter par leurs objections.

Et c’est ça qu’il ne faut surtout pas que tu fasses.

Je t’ai expliqué le pourquoi de leurs objections. Donc si tu as ça à l’esprit, tu sais que leurs objections ne signifient pas que tu dois t’arrêter. Elles ne veulent pas dire que tu dois renoncer à faire les changements que tu as décidés.

S’il y a des choses qui ne te conviennent pas dans ta vie, tu dois changer ces choses-là. Mais il n’y a que toi qui peux le faire. Il n’y a que toi qui peux décider de le faire. Toi seul, d’ailleurs, sais quoi, comment, où… Donc n’attends pas ça des autres. Et ne t’arrête pas en fonction des objections des autres, parce que personne ne peut t’arrêter, si ce n’est toi

Le cadeau

À partir du moment où tu sais bien ce qui se passe pour eux, et pourquoi ils te présentent ces objections, tu peux transformer ces objections en cadeau.

Il est évident que, quand tu parles de tes projets de changement aux gens qui te connaissent, aux gens qui t’aiment, ils vont te renvoyer des choses en fonction de qui ils sont, eux. Et en fait, c’est des choses qui te concernent, toi aussi.

C’est là qu’est le cadeau derrière tout ce qu’ils vont te renvoyer. Car tu peux les prendre comme des indices sur les parties de toi qui ont peur, les parties de toi qui doutent…

Par exemple : l’un t’interpelle sur le prix des formations, te demande comment tu vas payer tout ça, etc. Cette personne parle sans doute depuis sa peur du manque. Mais c’est le signe qu’il y a également une part de toi qui a exactement la même peur. Donc cette personne-là, plutôt que de réagir, de te justifier… tu peux la remercier. Tu peux lui dire merci car grâce à elle tu as pris conscience qu’il y a une part de toi qui a peur, en effet, de dépenser autant d’argent en formations. Et maintenant que tu le sais, tu vas pouvoir t’occuper de cette peur.

Un autre exemple : une personne bien intentionnée te fait remarquer que tu n’as plus ton cerveau de quand tu avais vingt ans, qu’à partir de tente ans la mémoire baisse drastiquement… Une réponse possible est : « Merci, grâce à toi, je sais maintenant qu’il y a une part de moi qui a peur de ne pas être capable, de ne pas être à la hauteur. Merci pour le cadeau, je vais pouvoir m’en occuper maintenant. »

Tout ce que les autres vont te renvoyer de négatif, sache que ce sont des parts de toi qui pensent la même chose qu’eux. Et ce qui compte, c’est de le savoir.

Parce qu’à partir du moment où c’est inconscient, ça te mène en pilote automatique. Et là, ça peut vraiment te mettre des freins. Alors que si tu sais que tu as ces parts de toi qui doutent, qui ont peur, qui croient que… ces parts-là, si tu les as à la conscience, elles ne peuvent plus te mener par le bout du nez. C’est toi le chef, c’est toi qui décides. Et tu peux avancer vers ce qui te parle, vers ce que tu as envie de faire.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *