Nasoha, le projet de cœur d’une chasseur de pierres – Entretien avec Chloé Sarasola

Chloé Sarasola a créé son entreprise, qu’elle a appelée Nasoha. Et dans cette entreprise, elle a mis une identité, un univers qui lui appartient, qui lui correspond. Un univers peuplé de pierres : des pierres de toutes les tailles, de toutes les formes, et aussi des pierres vendues sous forme de tableaux, de bijoux, d’élixirs, de jeux de cartes…

Pour voir l’entretien en vidéo :

C’est vrai, et j’aime bien ton idée d’univers. Parce que c’est ce qu’on essaie de proposer. On essaie de présenter le monde minéral, le monde des pierres, et de le décliner de manières différentes pour que chaque personne puisse choisir la manière, la façon dont elle aurait envie de travailler avec les pierres. Il y a donc la décoration, ou bien plus cibler dans le bien-être, ou bien le jeu de carte, c’est une approche plus ludique aussi…

Et il se fait que quand on arrive ici, on arrive dans cet univers et on n’arrive pas seulement dans un magasin. Il y a ce mot « univers » qui revient, une atmosphère qui t’est très particulière et très unique parce que les pierres, tu ne fais pas que les vendre. Tu les connais d’une façon vraiment très intime, tu as une vraie relation avec elles.

Une connexion, oui.

Une connexion, voilà. D’où ça vient, comment elle t’est venue, cette relation très intime avec les pierres ?

Cette relation est arrivée assez tard dans ma vie. Je ne peux pas dire que je suis une passionnée de pierres depuis que je suis toute petite.

J’avais commencé à étudier la médecine. Après quelques années, j’ai réorienté mon cursus en médecine énergétique chinoise. Et donc c’est dans le cadre d’une approche holistique de la santé que j’ai découvert les pierres. J’étais donc déjà assez loin dans mon cursus scolaire.

Et puis, de nature assez curieuse, j’ai eu envie de voyager. J’avais étudié les pierres de manière très pratique et théorique, et j’avais envie d’aller voir un peu sur place, sur le terrain. De rencontrer les mineurs, voir comment des améthystes grandissent dans la roche… De nature curieuse, je suis donc partie sur le terrain. Et puis… pour la petite anecdote, lors d’un de mes voyages, je pensais avoir acheté des émeraudes. Et je suis rentrée avec du verre coloré vert.

Donc j’avais peut-être cette sensibilité, mais aucune expertise scientifique. Donc j’ai décidé de reprendre des études de gemmologie, l’étude des pierres précieuses. Et ça, ça m’a permis de trouver un équilibre entre cette intuition, comme tu disais, cette connexion, et en même temps une approche un peu plus cartésienne qui me permet de pouvoir bien acheter et de pouvoir, du coup, bien conseiller et vendre.

Et donc mon travail, aujourd’hui, c’est de trouver un parfait équilibre entre les pierres à travers la symbolique, et aussi à travers…

[Irruption de Cara, la fille de Chloé Sarasola.]

Voilà, je te présente Cara.

Oui, parce qu’il se fait que Nasoha, c’est un univers familial.

C’est ça.

Tu travailles avec ton compagnon et ta fille est de tous tes voyages.

C’est ça, on travaille en famille. Et donc aujourd’hui on est devenus trois petits experts. Parce que je partage aussi ma connaissance avec mon mari Christian. Et donc on voyage, et on choisit tous les trois les pierres qu’on a envie après, comme tu disais, tu parlais de la boutique, eh bien de pouvoir après les proposer et les vendre ici. En délivrant le message de la pierre, et aussi en racontant une histoire. Parce que pour chaque pierre qui est ici, présentée à la boutique, on a rencontré le mineur, sa famille. On a passé du temps avec eux. On a logé avec eux, on a partagé des repas ensemble…

Donc en fait, ce qu’on fait c’est beaucoup du storytelling. On ne vend pas juste une pierre, on vend toute l’histoire. Toute l’aventure autour de notre recherche de cristaux.

On parlait d’une connexion que tu as, une connexion très particulière que tu as avec les pierres. Et avec les humains aussi !

Voilà. En fait, en gros, je pense que les cristaux restent de fabuleux outils qui nous permettent d’être en connexion. C’est-à-dire que, techniquement, je dis souvent aux gens « quelle pierre t’attire, est-ce qu’il y en a une qui a retenu particulièrement ton attention ? » Et quand on parle un peu avec la personne, et quand je décode la pierre, que j’explique un peu la symbolique de la pierre, généralement ça parle. Disons que quand on choisit une pierre, ça vient résonner avec quelque chose en nous.

Et donc ça vient mettre en lumière le potentiel de la personne, ses ressources, son énergie… Donc ce qui est très gai c’est qu’on ne va pas parler de ce qui ne va pas. On va parler surtout de ce qui va bien chez la personne. La résonance avec la pierre, c’est simplement aller voir à l’intérieur de soi ce que la pierre a à nous raconter. Pour aller trouver nos propres outils en nous.

Et aussi comment la pierre peut nous accompagner, du coup… ?

Voilà. Au quotidien. C’est pour ça que dans cette manière d’avoir tout décliné, il y a certaines personnes qui préfèrent porter un bracelet, d’autres vont mettre une magnifique géode dans leur salon, ou mettre une petite célestine sur leur table de nuit parce que ça calme, ça apaise les pensées. Ou même simplement un tableau, parce que le tableau va envoyer dans notre inconscient collectif un message. Donc même si on n’a pas physiquement la pierre, on a la vibration de la pierre, de manière plus visuelle.

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Nasoha, c’est aussi une entreprise éthique de A à Z. Puisque tu l’as dit, tu vas voir les mineurs et c’est important pour toi qu’ils travaillent dans de bonnes conditions. Qu’il n’y ait pas d’enfant qui travaille dans les mines en question. Et, à l’autre bout de la chaîne, il y a les projets humanitaires qui sont aussi soutenus par Nasoha.

Voilà, c’est ça, aujourd’hui on s’implique beaucoup dans la conservation. Là maintenant on part au Sri Lanka, car on soutient là-bas une organisation qui s’occupe de réinsérer les anciens enfants soldats.

Pourquoi ? Parce que quand on va dans des pays, et souvent ce sont des pays… je veux dire en Europe on ne voyage pas beaucoup. On voyage en Afrique, on voyage en Amérique du Sud, en Asie. Donc ce sont des pays qui ont besoin de soutien. Et donc nous, notre démarche, c’est d’aller chercher des pierres. On utilise leur matière première. Mais il y a un besoin de faire circuler cette énergie d’argent. Parce qu’ils nous aident, et donc nous, du coup, comment est-ce qu’on peut les aider ?

Alors on soutient des projets qui sont proches des mines. Des projets belges, ce qui nous permet aussi de pouvoir comprendre comment ils organisent leur travail sur place. Et puis ce qui est important aussi pour nous, c’est d’aller visiter, d’aller sur le terrain. C’est pas juste de les soutenir en leur envoyant des sous. C’est aussi les accompagner, les aider dans leur communication, puisque Christian c’est son métier. Voilà, ça c’est important.

Alors le côté éthique, on essaie du mieux qu’on peut, dans la mesure où il n’y a pas vraiment de charte aujourd’hui. C’est certain qu’on veille à ce qu’il n’y ait pas d’enfant qui travaille à la mine. On veille à ce qu’il n’y ait pas de pollution environnementale quand on extrait les pierres des roches. Donc on évite les mines qui travaillent avec de la dynamite. On favorise les entreprises familiales. Par exemple, toutes les boules sont taillées par une famille qu’on a rencontrée au Brésil. Dans le Sud du Brésil. C’est une famille qui travaille depuis trois générations. Où il y a énormément d’amour, de respect pour la pierre.

Donc voilà, on essaie vraiment de choisir des ateliers, comme à Madagascar, où ce sont des gens aussi… On préfère acheter la matière première finie. C’est-à-dire qu’on ne va pas juste acheter du brut. On achète le brut sur place, et sur place on trouve des artisans qui peuvent nous tailler des cœurs, des pointes, des… qu’est-ce qu’on a encore fait tailler à Madagascar, des anges… enfin voilà, on peut être très créatif.

Donc c’est ça le côté éthique chez nous. Mais comme je te dis, il n’y a pas vraiment de charte. On le fait parce que c’est un projet de cœur. Et que tout ce qui nous semble cohérent, on va cautionner dans notre démarche professionnelle.

C’est ça. Et quand on t’entend, et même quand on visite ton site et ton univers, on voit qu’il y a toute une cohérence. Une chaîne où tout se tient de manière très juste. Cette cohérence-là, elle t’est venue tout naturellement ? Tu t’es toujours sentie « citoyenne du monde » ? Ou tu as toujours senti cette importance des valeurs, et de t’inscrire dans un projet qui soit aussi bon pour l’humain, pour la planète et tout ça ? Ou bien c’est petit à petit que tu as découvert…

Non, ça je pense que ça vient plutôt de mon éducation. Ça vient de ma petite maman qui m’a, depuis toujours, inculqué ces valeurs. J’ai grandi dans un environnement où, effectivement, on m’a toujours dit de d’abord prendre soin de soi avant de prendre soin des autres.

Donc je crois que depuis toute petite je me suis posé des questions pour savoir ce que j’avais envie de faire de ma vie. Comment vivre de ma passion. Comment faire des choix professionnels qui soient en accord avec mon cœur et avec mon âme. Donc tout ça finalement m’a permis, aujourd’hui, de pouvoir partager. Parce que je pense que si on veut aider les autres, il faut d’abord être ok avec ses propres besoins. Et être en cohérence avec soi. Et je rencontre beaucoup de gens qui sont très généreux de leur personne et qui ont très envie d’aider à l’extérieur. Mais je leur dis toujours « toi d’abord, toi dans ta vie, comment est-ce que ça se passe ? »

Donc ça, je pense que c’est un travail que j’ai fait assez tôt. Ce qui m’a permis de faire des choix tôt aussi. Et qui, aujourd’hui, à 36 ans, me permettent de me dire que grâce à cette stabilité, comment est-ce que je peux, du coup, donner de mon énergie, de mon temps, à l’extérieur ?

Mais je pense que l’éducation, en tout cas quand on a la chance d’avoir une petite maman qui m’a toujours écoutée, qui a toujours été là sans m’imposer quoi que ce soit, ça m’a donné la liberté de me trouver assez rapidement.

Donc tu as eu cette chance d’apprendre assez tôt que tu avais le droit de t’occuper de toi. Le droit de prendre soin de toi. Et que c’est comme ça que tu pouvais donner le meilleur aux autres aussi.

C’est ça. Sans devoir faire plaisir. Sans devoir combler les attentes de papa ou maman… Je pense que c’était juste la liberté de faire des choix afin d’être heureuse. Parce que c’est ça qu’on est venu faire sur terre. C’est d’expérimenter ce bonheur, cette joie. Et donc d’enlever ce conditionnement que la société nous impose, qu’on hérite parfois du transgénérationnel. Parce que dans nos cellules on porte aussi des informations. Et ça peut nous conditionner.

Donc tout ça, j’ai rapidement, enfin j’ai essayé du moins, comme j’ai pu, de faire un travail de développement personnel. Et je crois que ça, être encadrée, être accompagnée par mes parents pour faire ça…

Et justement, dans ce travail-là, quelles ont été tes meilleures ressources à toi ?

Alors moi j’ai adoré la kinésiologie. Parce que pour moi, c’est vraiment un outil très efficace. J’ai récemment fait une séance d’hypnose qui était pas mal du tout.

Après, ce qui est très étonnant, c’est qu’on ne se soigne pas de son art. On n’est pas prophète en son pays. Donc aujourd’hui, les cristaux, ça ne fonctionne plus trop sur moi. Parce que comme c’est vraiment, on va dire, mon outil, j’ai perdu toute objectivité.

Donc je dois aller, aujourd’hui, vers le règne végétal. Me soigner avec des Fleurs de Bach, des huiles essentielles… d’autres choses. Parce que les pierres, je les connais tellement bien qu’effectivement comme je dis, j’ai perdu toute objectivité avec. Donc je peux très bien les conseiller, mais avec moi c’est plus difficile.

Oui, s’auto-soigner, en général, on n’a pas le recul nécessaire pour pouvoir être vraiment juste avec soi-même.

Oui, et j’ai beaucoup de chance parce qu’aujourd’hui à la boutique on croise… Je rencontre énormément de professionnels de la santé qui viennent parce qu’ils ont envie de travailler avec les pierres. Et du coup, je crée des liens. J’ai des affinités avec d’autres personnes, et alors je sens que c’est des personnes qui peuvent vraiment m’aider et m’accompagner.

Parce que finalement, ce développement personnel, il ne finira jamais ! On continue toujours, on grandit, on avance… Et puis c’est des couches, et quand on pense qu’on avait réglé ça, on se rend compte qu’il y a encore d’autres choses qui se présentent, qui nous conditionnent et qui nous empêchent d’être heureux et d’avancer.

Mais ça, je pense que je me suis fait une raison, que c’est ce qui nous attend sur notre chemin. Et c’est ça finalement notre expérience d’incarnation.

C’est d’être en chemin.

C’est d’être en chemin et de continuer à grandir, oui.

Ce qui n’empêche pas, même s’il y a encore une route à faire, un chemin, et peut-être des difficultés à surmonter, d’avoir trouvé là un univers qui est vraiment toi. Tout à fait aligné et cohérent avec qui tu es à l’intérieur.

Et je remercie, on remercie tous les matins l’univers de pouvoir vivre de notre passion. D’avoir trouvé un équilibre entre une vie professionnelle et une vie privée. Parce que c’est vrai qu’au début je voyageais toute seule. Il n’y avait pas Christian, il n’y avait pas Cara. Et puis finalement tout s’est très vite enchaîné. Et puis, aujourd’hui, ma vie elle est encore plus enrichissante et je n’ai pas fait de sacrifice non plus.

Il y a beaucoup de gens qui me posent des questions en me disant « mais, comment est-ce que tu voyages avec la petite… »

Oui, avec un jeune enfant…

Oui, voilà. Ce mois-ci on est parti au Brésil. Et puis deux semaines après on était au Cambodge. Donc c’était douze heures d’avion d’un côté, douze heures de l’autre. Avec six heures de jetlag. Donc tout ça, ça peut paraître compliqué. Et finalement, je pense que l’enfant, tant qu’il sent qu’il n’y a pas de peur, il y va. Je crois que c’est encore plus facile à cet âge-là.

Et en l’emmenant partout comme ça, vous lui ouvrez en plus des horizons… c’est magique !

Voilà, alors le côté négatif, c’est que quand on reste ici, en Belgique, alors on s’ennuie. Parce qu’on voit tellement de choses à l’extérieur que, du coup, ici, il ne se passe pas grand-chose. Donc elle doit apprendre, peut-être un peu à s’ennuyer, ou à être patiente. Ça ne peut pas toujours être intense comme quand on voyage autour du monde.

Alors quand je t’ai demandé pour faire cet interview, je te parlais de ma démarche qui est d’aller à la rencontre de personnes inspirantes qui ont écouté leur cœur pour créer une vie qui leur correspond vraiment, et là tu m’as dit, quand j’ai dit « écouter leur cœur », tu m’as dit « écouter leur âme ». Comment est-ce qu’on fait pour écouter son âme ?

Alors moi, je pense que l’âme c’est ta petite voix intérieure. C’est la première petite voix qui te parle, avant même que le mental, ou le système de croyance ne vienne se mêler à la conversation. Donc cette petite voix, c’est notre ressenti, notre intuition. Et on l’a tous, en fait.

Ce qu’il y a c’est que parfois la radio là-haut elle est tellement… le volume il est tellement fort qu’on n’entend plus. Du coup c’est vrai qu’on propose… j’aime beaucoup les pierres dans les bleu ciel qui vont calmer, qui vont apaiser le mental. Et diminuer le volume de la radio pour amplifier cette petite voix-là.

Donc pour moi, personnellement, une ressource c’est…

C’est les pierres bleu ciel.

Voilà. Après, je pense qu’il y a plein d’autres moyens techniques. Il y a le yoga, il y a la méditation. Il y a plein de choses qui sont des merveilleux outils qui nous permettent justement de nous reconnecter à cette petite voix. Mais elle est toujours là.

Et, en parlant de pierres, est-ce que toi tu as une pierre fétiche ?

C’est cyclique. C’est-à-dire que par moment j’ai vraiment des pierres qui m’attirent, des fois pas du tout.

Par exemple l’améthyste, les grosses géodes qui sont derrière moi, c’est une pierre qu’au début je n’aimais pas du tout. Parce que je la trouvais très cliché, très ésotérique. Moi, elle me renvoyait un peu à madame Irma avec sa boule de cristal… Trop, en fait. On va dire trop ésotérique.

Puis, finalement, la vie a fait que j’ai dû me rendre au Brésil. Et que cette pierre m’a vraiment accompagnée dans un travail de réconciliation avec mon papa. Je l’ai associée vraiment à cette guérison qui était pour moi très problématique. Qui me conditionnait dans plusieurs domaines dans ma vie.

Cette pierre m’a vraiment accompagnée sur ce chemin de guérison. Et aujourd’hui, j’ai une affection particulière pour elle parce qu’elle est associée à ce travail de réconciliation avec le papa. Donc de protection céleste.

Mais aujourd’hui c’est ça. Et peut-être que demain je vais avoir quelque chose à travailler différemment, et qu’il y aura une autre pierre qui viendra sur ma route aussi.

Donc je n’ai pas vraiment de pierre fétiche. Je les aime toutes, et je pense qu’elles arrivent chaque fois sur mon chemin à un moment où j’en ai vraiment besoin.

Et tu dis que tu les aimes toutes. Est-ce qu’il t’est arrivé, dans tes voyages, de rencontrer une pierre, ou des pierres, et de ne pas les aimer ?

Non, ça ne m’est jamais arrivé. Par contre, ce qui est très gai, c’est que de formation je suis gemmologue. Ça c’est la partie scientifique. Donc aujourd’hui on est au courant de toutes les nouvelles pierres qu’on découvre, qui arrivent sur le marché.

C’est intéressant parce que du coup, ces pierres-là, c’est comme si elles correspondaient à ce que l’humanité avait besoin de travailler aujourd’hui.

Comme, par exemple, en 2050 on aura exploité toutes les mines de diamant. On n’aura plus de diamant techniquement. Comme si cette pierre-là, elle quittait notre environnement.

Comme si elle avait fait son temps.

Voilà. Et donc je suis très… Par exemple j’adore la tsavorite, qui est un grenat vert. J’adore la tanzanite qui vient de Tanzanie. Ce sont toutes des nouvelles pierres qui ne sont pas toujours, on va dire, connues du grand public. Parce que ce sont souvent les grandes maisons de joaillerie qui vont mettre le focus sur du rubis, saphir, émeraude, diamant… Donc les quatre pierres précieuses. Mais il y a plein d’autres pierres qui sont d’une puissance énergétique énorme.

Donc ce que j’aime beaucoup dans mon métier de chasseur de pierres, c’est qu’en fait je ne suis jamais… Il y a toujours une surprise de découvrir une nouvelle pierre. Ou, du moins, un nouveau gisement… C’est ça qui est très gai.

Mais ça ne m’est jamais arrivé, pour répondre à ta question, d’arriver quelque part et de tomber sur une pierre que je n’appréciais pas. Je pense que je les aime toutes par définition. Et que si je ne l’aime pas, c’est que ça vient travailler quelque chose chez moi. Donc ça, c’est intéressant aussi.

Comme le jade, c’est une pierre… j’ai toujours un peu du mal avec. Après, c’est la pierre de la sagesse et de la patience, donc évidemment ça vient travailler des choses chez moi, personnellement.

C’est ce qui pourrait t’aider, justement, dans les périodes où vous êtes ici en Belgique.

Voilà, exactement. Parce que moi, en plus je suis sagittaire. Donc je vais lancer ma flèche avant de regarder où elle va partir. Je suis très spontanée, impulsive, et donc effectivement, il me manque parfois un recul. C’est un état de se poser. Et donc c’est vrai : ne pas être dans l’action mais dans la réceptivité de ce qui peut arriver dans notre vie.

Et donc c’est vrai que le jade, avec cette sagesse et cette patience, pour moi, c’est très difficile pour le moment. Donc… elle [Cara], elle m’a appris, en fait. Finalement je pense que c’est Cara mon meilleur maître. Qui m’apprend à travailler et à incarner cette patience au jour le jour.

Pour clôturer cet interview, en guise de conclusion, est-ce que tu pourrais nous dire, pour quelqu’un qui nous écoute et qui est dans une situation professionnelle qui ne lui correspond pas vraiment, ou dans une vie même de façon plus générale qui ne lui correspond pas vraiment, et qui… soit qui a peur de faire les changements qui s’imposent, soit qui ne sait même pas comment faire. Quel serait ton conseil à toi ?

Ce qui a c’est que je dis toujours aux gens : « si ta vie ne te convient pas, pourquoi ne pas changer, puisqu’elle ne te convient déjà pas ? » Et donc c’est vrai que ça va nous demander énormément de ressources. De sortir d’une zone de confort. Même si cette zone ne nous convient pas. Finalement on s’habitue tellement qu’on prend le pli et on s’installe.

Donc ce qui est vraiment difficile, ce n’est pas tant de choisir une nouvelle direction, c’est de trouver les ressources en soi pour vraiment se dire « voilà, je fais des changements dans ma vie. »

Et je sais que souvent, quand on n’y arrive pas, la vie vient nous chercher. Du coup, c’est vrai que ce que je conseille, alors moi j’adore les agates, parce que ce sont des pierres de soutien, mais ce sont des pierres qui viennent nous dire que nous sommes infiniment aimés et protégés. Et qu’on est des êtres extrêmement courageux.

Dans la mesure où on a décidé, déjà, de venir sur terre, rien que ça, rien que le fait que l’âme descende ici pour vivre cette expérience d’incarnation, on est les plus courageux.

Donc je dis toujours aux gens, finalement : « Regarde tout ce que tu as déjà traversé dans ta vie ». Et tout cet accomplissement personnel, tout ce que tu as déjà réalisé, ça peut déjà être une énorme ressource pour te brancher à ça et te dire « ok, qu’est-ce que je peux déjà commencer à changer dans ma vie, qu’est-ce qui ne me convient pas ? »

Et au lieu d’aller chercher la solution à l’extérieur, c’est de se reconnecter à sa force intérieure et de se dire « ok, on le fait ».

Donc je n’ai pas vraiment de conseil. Parce que je crois que c’est le lot de tout le monde, sur cette planète. Je crois qu’on le vit tous les jours, au quotidien, on est constamment testé. Mais ce que je pense, aujourd’hui, c’est que notre âme prend vraiment les rênes de notre vie en main. Et qu’on n’a plus vraiment le droit de tricher. On n’a plus vraiment le droit de faire les choses qui ne sont plus justes pour nous.

Ça ne marche plus, en tout cas pas sur le long terme.

Non. Et ce dont je me rends compte, c’est que quand on le fait, c’est le physique qui vient s’en mêler. C’est-à-dire que le corps physique, aujourd’hui, met nos limites. Et c’est lui qui dit : « ah moi, je ne te mène plus là. »

Donc on n’a plus vraiment le choix. Donc la seule chose que je peux conseiller, c’est de se dire tous les jours que le courage il est en nous. Et qu’on peut le faire. Mais il faut juste y croire.

Et c’est vrai qu’il y a beaucoup de pierres qui peuvent nous aider, et plein d’outils fabuleux. Il y a des professionnels de la santé qui sont de vrais professionnels et qui du coup peuvent parfois nous donner un coup de pouce, débloquer… Parfois c’est une croyance, parfois… oui, ça peut venir de partout, ce qui fait qu’aujourd’hui on se sent un peu impuissant.

Mais je pense que ça vaut vraiment la peine de réfléchir là-dessus. Parce qu’à nouveau, qu’est-ce qu’on a envie d’avoir aujourd’hui ? On a envie d’avoir une vie heureuse, donc je pense que ça en vaut la peine.

Retrouvez Chloé Sarasola et tout l’univers Nasoha sur le site www.nasoha.be

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