Elle vit dans un monde de totale liberté et sécurité – Entretien avec Dominique Verga

Dominique Verga est conférencière et elle accompagne les personnes, individuellement ou en groupe, qui veulent découvrir la nourriture d’amour, la nourriture en conscience. Parce qu’elle-même, depuis plusieurs années, vit d’amour et d’eau fraîche, au sens premier du terme – quoique pour l’eau fraîche, ce n’est pas tout à fait sûr…

Elle s’est donné pour mission de vie d’aider les personnes à se reconnecter à l’amour. Parce qu’elle a connu elle-même une période où elle était déconnectée de l’amour, et qu’elle s’y est reconnectée. À ce moment-là, non seulement ça a complètement changé sa vie, et ça a même, littéralement, sauvé sa vie.

C’est tout ce mouvement-là que j’ai exploré avec elle dans cet entretien.

Voir l’entretien en vidéo :

Si on remonte au début de ta vie professionnelle, de ta vie d’adulte, au départ tu étais consultante en entreprise. Un domaine très différent de ce que tu fais aujourd’hui. Est-ce que tu peux expliquer comment tu en es arrivée là ? Qu’est-ce qui a guidé ce premier choix d’orientation dans ta vie ?

En fait, c’était même un non-choix. Parce que je n’aimais pas ça. J’ai détesté faire ces études. J’ai fait HEC, et c’était un non-choix.

Ce que je voulais faire, je n’ai pas été autorisée à le faire. Donc mon premier choix, c’était tout à fait autre chose. Je voulais faire l’archéologie-histoire de l’art, on m’a dit : « Pas question, qu’est-ce que tu vas faire ça, tu vas jamais gagner ta vie. » Bon, ok, ça va. Et donc, faute de mieux, je me suis dit… J’adorais les langues, et au HEC il y avait beaucoup de cours de langues.

Et donc voilà, je me suis retrouvée à faire des études dans le monde des entreprises, de l’économie, de l’argent, du monde des affaires… Et j’ai fait 4 ans d’études sans, vraiment… En détestant ça.

J’ai réussi brillamment parce que pas question d’avoir une deuxième session, tu sais, quand tu n’aimes pas tes études tu te démènes…

Tu as envie d’avoir fini au plus vite !

Voilà, tu te démènes pour en finir au plus vite. Et j’ai travaillé pendant 20 ans dans ce domaine-là. Que je n’aimais mais absolument pas, pas du tout du tout.

J’avais comme seule compensation que ce métier c’était « pompe à fric », et voilà. Donc ça me rapportait de l’argent. Mon compte en banque était bien fourni. Mais en terme intérieur, c’était la… c’était la misère intérieure.

J’étais dans un monde où ce n’était que l’argent, la performance, uniquement les délais, la rapidité… Et puis voilà, ce monde qui tourne, qui tourne, qui s’emballe, qui doit rapporter, voilà. Toujours rapporter, rapporter.

C’était insupportable, mais je ne voyais vraiment, vraiment, vraiment, vraiment pas comment en sortir. Parce que quand on est coincé dans un métier qui rapporte beaucoup, même si tu ne l’aimes pas, ce n’est vraiment pas facile d’en sortir.

Et donc voilà, j’ai été coincée pendant 20 ans à faire un boulot… mais d’une manière très efficace, parce que j’étais indépendante et les clients tombaient tout seuls. Donc tu vois un peu le piège ? Je détestais mais ça tournait bien.

Oui, tu le faisais bien, donc il n’y avait pas de raison de…

Oui parce que j’ai toujours été perfectionniste et donc je… Même si je n’aimais pas, ça me regardait. Mais ma responsabilité vis-à-vis de mes clients c’était : si tu le fais, fais-le bien.

Et donc, pas facile de sortir de ces rails-là !

Oui, évidemment ! Et en même temps, ce qui m’a frappée, pour avoir entendu plusieurs fois que tu parlais de cette ancienne vie-là, il y a beaucoup la notion de vitesse qui revient. La question que je me suis posée, du coup, en entendant ça, c’est, avec le recul, est-ce que tu dirais que c’était un monde de vitesse parce que tu courais après quelque chose, ou que tu fuyais quelque chose, ou c’était juste une vague qui t’a emportée… ?

Tout à fait. Je pense qu’il ne fallait absolument pas que j’aie une minute où j’aurais pu m’arrêter et trop regarder ce qui n’allait pas. Parce que là, je crois que j’aurais été prise d’assaut par ce vide qui était là.

Et je crois que j’ai rempli, rempli, rempli… Parce que j’avais une activité, deux activités, trois activités, je travaillais, on va dire, presque dix-huit heures par jour. J’étais une malade de travail. Vraiment une boulimique de travail. Je n’ai jamais beaucoup mangé, mais j’étais une boulimique de travail. Et donc, je compensais. Il y en a qui compensent en mangeant, moi je compensais en travaillant.

Et effectivement, je pense que c’était cette peur bleue d’être face au vide de : « mais je fais quoi ? mais ça me rapporte quoi ? »

Je savais que ça ne me rapportait rien, mais… C’était une fuite en avant dans l’absurdité de ce choix qui était là et de cette vie qui était là.

Peut-être que j’allais de plus en plus vite pour exprès foncer dans le mur. Ça c’est possible. Je pense même que c’est ça que j’ai fait.

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Comme si, inconsciemment, tu cherchais toi-même à te mettre dans le mur pour pouvoir en sortir.

En sortir, oui. Je sais que j’avais ça en moi, de non-satisfaction, de frustration, de mécontentement. Mais je me disais : « mais je ne sais rien faire d’autre ! » Voilà, je ne sais rien faire d’autre que faire ça.

J’étais très, très – un peu comme tout le monde – formatée, avec plein de croyances, avec cette idée du monde où il faut un diplôme pour faire des choses, il faut un long parcours… Et maintenant que tu as thésaurisé dans ce domaine-là tu as plus de valeur, plus d’expérience. Et je m’enfonçais, je m’enfonçais, je m’enfonçais.

Tu ne voyais vraiment pas d’autre porte de sortie que ce fameux mur, qui finalement est arrivé, sous forme d’une maladie… Tu te dis perfectionniste, et je crois que dans ce domaine-là, tu as été bien à fond aussi ! Une maladie sur laquelle on pourrait mettre le nom de burnout, parce que c’est un mot un peu passe-partout, mais toi, tu dis un craquage sur tous les plans.

Oui. Le mot « burnout », de nos jours, il est associé à l’entreprise. Il faut savoir que moi, ma fragilité n’était pas associée au monde du boulot, parce que pour moi il était très satisfaisant. Je travaillais bien, je n’avais pas de stress vu que j’étais indépendante.

Ce burnout, pour moi, il était lié à ma prime enfance, et à ma structure de mon être, en fait. Donc c’est pas, par rapport aux personnes qui font un burnout de stress dans le milieu du travail, moi c’était pas ça du tout. C’était une bulle préservée où il n’y avait pas d’émotion négative. Et où il n’y avait que de la satisfaction, en fait. Sur ce que je faisais, la satisfaction de mes clients, et cette rentabilité financière.

Non, le burnout, c’était mon être intérieur, là, tu vois, cette partir de moi. Mon être intérieur qui, lui, était mort, étouffé, qui ne vivait pas. C’est lui qui était en burnout.

Oui, parce que tu parles de satisfaction… C’est un boulot qui te donnait une satisfaction, à une partie de toi, mais pas à la partie essentielle !

Voilà, c’était à la surface. Satisfaction financière, et satisfaction du boulot bien fait, et de mes clients qui étaient satisfaits.

Donc par rapport à cette exigence-là, d’être honnête, même si je n’aimais pas mon métier, d’être honnête vis-à-vis de celui qui me faisait confiance pour les missions qu’il me confiait. Donc là, c’était satisfaisant.

Mais pas sur mon être, sur cette partie de moi qui veut vivre, et la seule partie de soi qui veut vivre, en fait. Le reste n’est qu’illusion. Mais voilà, j’étais engoncée en plein dans le monde de l’illusion, sans le savoir.

Et donc, comme tu tombes malade, tu te soignes, assez logiquement. Mais en restant dans cette logique, peut-être matérialiste, je ne sais pas comment tu dirais, mais… Tu te soignes avec des médicaments, en tout cas.

J’étais dans ce monde où… Ce monde de l’illusion, je croyais qu’il était vrai, en fait. Tu vois, je croyais que les médecins savent. Je croyais que poser un diagnostic ça avait un sens. Que donner un médicament ça allait guérir. Et qu’en entrant à l’hôpital, j’entrais en allant mal et que j’allais sortir mieux.

Et donc, très naïvement, parce qu’avant ça, dans ma vie, je n’avais jamais été malade, je n’avais jamais pris de médicament, eh bien je me suis dit : « c’est ça. » Et, de nouveau, je suis entrée dans un train. Il y avait le monde de la maladie, avec des solutions toutes faites qui étaient médecins, médicaments et hôpitaux. Et je suis montée dans le train, je me suis laissé prendre par la main par des gens qui, selon ma croyance, savaient.

Et je dis bien, maintenant, « dans ma croyance ». À l’époque, c’était une certitude. Je pensais vraiment qu’ils savaient. Maintenant je sais que c’est faux. Mais là, je me suis fait prendre en main. Et j’ai remis ma liberté de guérir dans leurs mains. Parce que je ne savais pas que c’était moi qui avais ce pouvoir-là en moi.

Donc j’ai fait la seule chose que j’avais comme solution, oui.

Jusqu’à un déclic assez radical.

Jusqu’à aller de plus en plus mal, en fait. Parce que quand je t’ai dit que je croyais que les médecins savaient, je croyais que les diagnostics allaient trouver des solutions… On m’a dit que mes maladies étaient inguérissables, à vie. Et puis j’ai pris des médicaments, j’allais de pire en pire.

J’ai passé 4 ans hôpital, retour, hôpital, retour, avec des délais de plus en plus courts, et chaque fois me demander combien de temps je vais tenir avant d’y retourner, bref…

Et donc j’ai fait tout ce qu’on m’avait proposé, et j’allais de pire en pire. Voilà. Sur 4 ans, le déclin a vraiment été terrible. À la fin, je n’étais même plus capable de me lever. Je suis restée six mois sans me lever, sans sortir de la maison, je ne savais plus rien faire.

J’étais épuisée, en termes physique, émotionnel, mental. J’avais des douleurs. Je prenais dix médicaments… J’étais vraiment à la limite. Et tous les jours, quand mes enfants partaient, je me disais : « est-ce que je les reverrai ce soir ? »

C’est horrible, en tant que maman, de se dire, tous les matins, « est-ce que je les reverrai ce soir ? est-ce que je serai toujours là pour les voir ? »

Tu te sentais vraiment, comme ça, sur un fil ?

Oui, ma vie ne tenait vraiment plus qu’à un fil. Je n’avais plus aucune, aucune, aucune énergie. Je pense que c’était réellement un suicide, ce que je faisais. C’était un suicide, et j’avais de telles souffrances intérieures depuis toujours, qui là sont remontées, que c’était insupportable. Mais vraiment, c’était l’enfer.

Et à ce moment-là, tu ne penses pas du tout même à un psy, à un accompagnement…

Non, je n’avais confiance en personne. Je n’avais confiance en personne et j’étais juste capable de prendre ces médicaments et de faire ces aller-retour à l’hôpital. Mais m’ouvrir et aller chercher ce qu’il y avait là au fond, non. Ça, il n’en était pas question à l’époque.

Tu n’avais confiance en personne ou c’est toi qui toi-même te faisais trop peur, enfin d’aller ouvrir ce qu’il y avait à aller rechercher là à l’intérieur ?

Les deux. J’avais été construite dans un monde où l’autre est un danger. Attention danger. Toute autre personne en face de moi était un danger potentiel. C’était ça, l’enfermement, absolument terrible, oui.

Et alors qu’est-ce qui a provoqué ce déclic qui a fait que tout à coup tu t’es dit « mais au fond, il y a autre chose à faire que prendre des médicaments pour t’aider » ?

Vers la fin de ces 4 ans, j’ai refait une crise atroce. Et je me suis dit : « mais à quoi ça sert de prendre autant de médicaments et d’être encore aussi mal ? » Là, j’ai vraiment eu un éclair de lucidité.

Il y avait déjà mon fils qui me disait : « Mais maman, pourquoi tu prends tout ça ? Ça ne t’aide pas, tu vois bien ? Si tu devais aller mieux… »

Tu vois, les jeunes, ils ont plus de…

Il a eu du bon sens en tout cas.

De bon sens ! Il me disait : « Mais maman, si ça avait dû te faire aller mieux… » Enfin voilà. Mais je lui disais « mais non, Raph, tu ne sais rien, tu ne peux pas savoir, toi. » Bref. Donc je le rabrouais alors que… Il était juste dans sa vision des choses. Il disait : « Si on te prédit qu’avec ça, ça va aller mieux et que ça ne marche pas, arrête. »

C’était tout ce bon sens de l’enfant qui n’est pas aussi enfermé, en tout cas comme moi je l’étais.

Oui, en même temps, arrêter… alors il fallait trouver autre chose.

Une alternative, oui, voilà. Alors ce qu’il y a c’est que, par rapport à cette guérison, j’ai… La dernière crise que j’ai eue a vraiment été un enseignement pour moi. J’ai pris conscience qu’alors ça ne sert à rien, tout ça. J’ai vraiment eu, dans ma tête, cette conception : tout est faux alors. Tu vois ? Mais tout est faux, alors.

Et je me suis mise à… J’ai eu ce recul de me dire : les médicaments ça ne sert à rien, ce que les médecins ont dit… Leur diagnostic non plus. D’autant plus qu’ils n’étaient pas tous d’accord, parce que j’avais fait plein de spécialistes. Et puis les hôpitaux non plus. Alors je me suis dit, bon…

Et puis mes enfants ont dû partir. Et là, j’ai été vraiment face à moi. Face à moi et surtout face au vide. Oui, face au vide. Alors qu’avant, ma vie était encore remplie de la présence de mes enfants, quand ils sont partis, là, pendant un mois, j’étais face au vide.

Et là, il y a vraiment eu ce déclic. Ce que j’ai appelé, après, cette « guérison divine », où j’ai eu, une nuit, un message : « arrête tes médicaments », puis « arrête de manger », puis voilà. Donc j’ai été, je vais dire, enseignée de l’intérieur par cette voix.

Cette voix, qui n’était pas… enfin si, je l’entendais comme je t’entends, tu vois, quand nous parlons, mais cette voix qui m’a remplie de lumière, remplie d’amour. Il y a vraiment eu une lumière, un sentiment de bien-être, que je connais maintenant à chaque instant.

Voilà, j’ai été remplie comme ça, ces deux nuits, à l’occasion, et j’ai arrêté tous mes médicaments, en une fois, j’ai arrêté de manger. Pour moi, ça a vraiment été une guidance, je vais dire, divine, du divin. Chacun va l’appeler comme il veut : de l’Amour, de la Source, de Dieu… on ne va pas chipoter sur les mots. Mais c’est vraiment cette énergie d’amour qui s’est manifestée en moi et qui m’a guérie.

Et du coup, là, ça a été très vite, cette guérison ?

Quand les enfants sont rentrés, un mois plus tard, j’étais debout, je marchais, je riais. Alors que ça faisait six mois qu’ils me voyaient couchée.

Cette période de détoxination a été atroce, abominable. Mais pas une seule seconde je n’aurais eu cette idée, qui m’aurait paru grotesque, d’arrêter. Et de faire demi-tour.

Pour moi, j’avais vraiment eu dans le noir, dans le noir absolu, un petit point de lumière. Mais minuscule, minuscule, tu vois, ça. Dans le noir dans lequel je vivais. Et ce point de lumière, je me suis focalisée dessus. Et, de nouveau, la vitesse arrive : je courais, je marchais, je voulais aller vers ça. Parce que, enfin, j’avais trouvé la sortie.

J’ai ce rapport à la souffrance, où je peux accepter de souffrir sans que ça me fasse… Je mords sur ma chique et ça passe, tu vois. Et donc j’ai traversé tout ça, les souffrances physiques de détoxination de ces quatre années de médicaments à dose…

Vraiment comme un drogué, en fait ?

Ah oui ! Attends, quand on te fait… oui ! J’avais une dizaine de médicaments, et puis ils avaient été remplacés, et il y avait à chaque fois des effets secondaires… Oui, c’était une vraie drogue. Les drogues chimiques.

De nos jours, la psychiatrie notamment, te donne des médicaments qui ont plus d’effets secondaires. C’est un scandale, mais on va passer là-dessus.

Plus tous les problèmes que j’avais à tous les étages du système endocrinien. Donc voilà, j’avais un beau petit cocktail bien détonnant. Et donc enlever tout ça, nettoyer tout ça, dépolluer le corps de tout ça…

Et donc malgré que c’est très dur, que ça entraîne beaucoup de souffrance, le doute ne s’installe pas.

Jamais.

Et tu ne lâches pas le cap.

Jamais. Maintenant que j’accompagne des personnes, je vois à quel point les personnes, parfois, ont peur, hésitent, n’osent pas souffrir. Tu vois, aller au-devant de la souffrance. Là je me suis dit, mais qu’est-ce qui s’est passé en moi ? Moi j’ai vu ce point de lumière, et j’ai couru, volé. Je n’avais de cesse que de me retrouver à la lumière entière. Et quelles que soient les souffrances à supporter, ça n’avait aucune importance. J’avais vraiment ça, d’avoir cette lumière qui me guidait et de ne plus m’en détacher une seule seconde. Un seul instant.

Donc j’ai vraiment eu ça. J’ai été happée par la lumière. C’est vraiment ça.

Et du coup tu guéris. En tout cas physiquement, déjà. Enfin tu guéris à tous points de vue. Et alors qu’est-ce qui se passe ? Parce qu’à aucun moment tu ne penses reprendre ton ancienne vie, ton ancien métier ?

Ah non. Alors là non, plus du tout. Alors là, une fois que j’ai été de l’autre côté, vraiment de l’autre côté, hein, c’est pile ou face, c’est vraiment ça. Ça n’a pas été progressif. Cette conscience où j’étais là, au-dessus…

Quand j’ai arrêté mes médicaments, j’ai vraiment eu l’impression que j’étais au bord d’un précipice, et que je plongeais. Je me suis dit : ou je m’envole, ou je m’écrase. Et puis je me suis envolée.

Mais de toute façon, mon ancienne vie, c’était fini. Et tout, absolument tout. Et jamais je ne me suis dit que j’allais recommencer cette ancienne vie-là. Pour moi, c’était vraiment la lumière et la conscience. C’était l’envol de la conscience qui me faisait voir toute l’absurdité.

Le fait que c’était « je ne voulais pas ». Eh bien « je ne voulais pas, je me forçais », maintenant « je ne veux pas, je ne me force plus ». Et je vais aller vers autre chose.

C’est vraiment cette conscience que j’avais été mon propre bourreau, à m’obliger à faire des choses que je ne voulais pas. Qui n’étaient pas ce que j’aimais, qui n’étaient pas mon élan. Et là, j’ai vraiment eu conscience que cet étouffement de moi… Je mets toujours ma main là. Tu vois, c’est ce qui est le plus profond, le plus cher en soi, que c’était cet étouffement-là qui m’avait rendue malade. Qui avait enlevé la vie en moi.

Parce que c’est ce qui s’est passé dans ces quatre années. La vie se retirait de moi. Réellement, à tous les niveaux : mon taux vibratoire a chuté, je n’étais plus capable de rien, j’étais faible, je ne savais même pas me lever, je ne savais plus rien faire.

La vie se retirait de moi. Parce que j’étouffais ma vitalité. Parce que j’empêchais de faire ce qui est, en moi, l’expression de la vie, l’amour. Je m’étais coupée de l’essentiel.

Je t’ai entendue dire que tu t’étais déconnectée de l’amour, ce qui t’avait rendue malade. Mais je suppose que tu n’avais pas conscience d’être déconnectée de l’amour à ce moment-là.

Non.

Mais avec le recul, c’est quoi ? C’est de ne pas t’être écoutée ? De ne pas t’être respectée ? De ne pas avoir mis tes limites ? C’est quoi, concrètement ? Tu vois, quels sont les indices, finalement, de ce manque d’amour ?

Le manque d’amour, chez moi, il s’est manifesté très tôt puisque le jour de ma naissance, j’ai été abandonnée par ce ventre qui m’a mise au monde. Je ne l’ai jamais appelée « ma mère » puisqu’elle m’a portée neuf mois, mais voilà, elle m’a… Là elle a accouché, et puis elle est partie.

Donc voilà, l’amour, dans un début de vie comme ça, je ne peux pas vraiment dire que pendant toute ma vie j’ai su ce que c’était l’amour. L’amour des hommes, en tout cas. Tu vois, cet amour-là. L’amour, les bras d’une mère, la vie de famille… Enfin tout ce que tout le monde connaît, moi je n’ai jamais connu.

Donc, on va dire que l’amour comme ça, dans sa manifestation ici sur terre, entre les humains, je n’ai jamais su ce que c’était.

Et donc, à ce moment-là, je ne savais pas ce que c’était l’amour. Dans le sens où je le vivais, et là je vais y revenir, maintenant, mais je le vivais comme en souterrain. Tu sais, comme dans un désert, tu as une rivière qui est en-dessous du sable. Elle est quand même là, la rivière. Mais personne ne la voit, et il n’y a pas les effets de la rivière. Et puis elle réapparaît plus loin, dans une oasis.

Eh bien moi, l’amour, on peut dire que c’est ça. Quand je suis née, ok, je suis née, donc je suis tombée sur terre. J’avais ce potentiel d’amour que tout le monde a. et puis avec cette expérience de vie particulière, oups, c’est rentré en-dessous.

Et pendant toute ma vie, jusqu’à ce moment charnière, je ne savais pas. À la surface c’était sec, c’était aride. Donc l’amour était là, mais je n’en savais rien.

Et donc c’est ça, quand j’utilise cette expression : j’étais déconnectée de l’amour, ça n’arrivait pas à ma conscience. Je ne savais pas que l’amour était là. Et que je pouvais le vivre. Mais il était là.

Mais on parle là de l’amour de toi pour toi-même ? Parce que tu as des enfants et tu les aimes.

Oui. Mais c’est l’amour que les hommes échangent entre eux, tu vois ? Et ça c’est, comment dire, l’amour que les hommes finissent pas échanger entre eux, il ne vient pas d’eux. L’amour vient d’ailleurs. Et ça, je ne le savais pas.

Comme tout le monde, je croyais que je me nourrissais de l’amour de l’autre. Que l’autre se nourrissait de mon amour. Et que l’amour, c’était un échange entre humains.

Quand je t’ai dit que ma maladie, c’est quand je me suis déconnectée à l’amour, et que ma guérison c’était la reconnexion à l’amour, eh bien c’est cet amour qui m’est venu du divin qui m’a guérie. C’était ça, la reconnexion.

J’ai alors eu en moi, comme évidence, tu vois… Je ne voyais plus le monde comme horizontal, avec des rapports d’amour entre les humains. J’ai enfin su que l’amour venait d’en-haut. Que l’amour, c’était l’amour du Père, l’amour divin, peu importe comment on l’appelle. C’est cette énergie source de création qui nous a mis sur terre, qui nous a créés.

Et donc, c’est ça qui m’a nourrie. C’est ça qui m’a reconnectée à l’amour. Et donc, par rapport à cette image que j’ai employée tout à l’heure, de dire que l’amour je le vivais quand même, mais je n’en étais pas consciente, c’est que toute mon enfance – parce que mon enfance n’a pas été très amusante ni très rose, eh bien j’ai quand même été nourrie d’amour.

Mais pas de l’amour des hommes et des femmes autour de moi. Ça je n’en ai jamais eu. C’est de l’amour divin. Donc, j’étais noyée, vraiment noyée de cet amour, mais sans le savoir. Et je n’avais à ma conscience que ma situation triste de victime – c’est vraiment comme ça que je me vivais, d’avoir été abandonnée, puis d’avoir été adoptée par une femme qui ne voulait pas d’enfant, bref, c’était la deuxième louche de la même couleur. Avec toutes les frustrations, et ce que je me disais : moi je ne vivrai jamais l’amour, et tout ce que ça pouvait alimenter comme sentiment de culpabilité, tu vois : pourquoi ? je ne suis pas digne ? je n’ai pas droit à l’amour ?

Donc dans le monde de la matière, je ne le vivais pas. Mais je vivais cet amour qui me nourrissait. Et maintenant, avec le regard et avec le retour, je vois que j’étais baignée de cet amour-là. Que j’étais sauvée, protégée, vraiment mise dans une condition d’amour où j’étais nourrie, mais d’autre chose. Qui ne se voyait pas. Qui n’avait pas de nom. Dont personne, jamais, ne m’avait parlé. Et donc, ce n’était pas à ma conscience.

Donc je vivais cet amour, mais pas en conscience. Et c’est le fait d’être coupée de la conscience d’amour qui fait que j’ai été malade. Puisque l’amour était là, mais je ne le voyais pas. Donc je ne m’en nourrissais pas.

Tu vois, c’est la conscience d’amour qui éveille l’amour. Parce que l’amour est là, de toute façon. Et donc c’est ça, la grande différence : c’est la conscience que tu poses sur ce que tu vis.

C’est ça. De voir que c’est là, finalement.

Oui, parce que maintenant, je me dis qu’en fait je pourrais écrire deux romans différents. Un écrit par cette personne qui était inconsciente d’être aimée inconditionnellement par cette force d’amour. Et je pourrais écrire un roman noir, qui ferait pleurer de la première à la dernière page.

Et puis, je pourrais en parallèle – les deux faces, toujours – écrire un roman qui ferait s’envoler tous les cœurs, à se dire : j’ai été abandonnée à la naissance ? Quel merveilleux cadeau, je n’aurais jamais été connectée au divin sans ça. J’ai été adoptée par une femme qui ne voulait pas d’enfant (peu importe les circonstances, qui sont tristes pour elle, manque d’amour d’elle) ? Merveille ! J’ai une deuxième fois eu la chance de pouvoir encore plus être baignée de cet amour-là.

Et plein de choses comme ça qui se sont passées dans ma vie, je me suis dit : merci ! Et tout ce qui, avant, était « mais quelle horreur, je suis victime », là je me suis dit « oh mais j’ai eu des cadeaux fabuleux ! »

Je ne dis pas que je souhaiterais à tout le monde de vivre ça. Mais en tant qu’expérience particulière, pour moi, je vois que ça a été des cadeaux divins. Absolument merveilleux.

Parce qu’on va en venir au fait d’être pranique et de me nourrir d’amour maintenant, mais je me rends compte que j’ai été comme ça toute ma vie. J’ai toute ma vie été nourrie de cet amour puissant sans le savoir. Et donc même sans le savoir, nous sommes aimés. Nous sommes vraiment protégés.

Et l’amour c’est ça : c’est la protection, c’est la sécurité. Je n’avais pas cette sécurité de cœur dans ma vie matérielle, avec les personnes. Mais j’avais cette sécurité-là, tu vois ?

Qui m’a fait traverser tout, tout, tout dans ma vie. Et à l’âge que j’ai me retrouver intacte, saine, en vie et heureuse de vivre.

Donc là, moi, je sais que l’amour a toujours, toujours existé. Et que c’est vraiment la conscience qui fait la différence.

Au moment où tu sors de cette maladie, c’est à ce moment-là que tu rencontres le Reiki ? Parce que je sais que tu es maître Reiki, que tu as pratiqué le Reiki, même si maintenant moins. C’est ça qui t’a aidée à aller plus loin dans cette conscience d’amour ?

Le Reiki, je l’ai rencontré – c’était encore un beau cadeau d’amour, le Reiki – au détour d’un soin qu’on m’a donné. Ce praticien, c’était un kinésithérapeute, il faisait aussi du Reiki. Je n’en savais rien.

Une fois que j’ai eu, encore, une crise – je suffoquais beaucoup, je ne savais plus respirer, on m’amenait régulièrement à l’hôpital – j’ai fait une crise chez lui. Heureusement. Tu vois, à chaque fois je me dis : heureusement ! Il a mis ses mains sur moi et cinq minutes après c’était fini, j’étais calmée.

Alors je lui ai dit « mais il s’est passé quoi, là ? » Parce que je sais, d’habitude je tombais dans les pommes, réanimation… enfin bref, c’était vraiment très puissant et très violent. Je dis « mais il s’est passé quoi, là ? » Pour moi, c’était un miracle.

Alors il m’a expliqué, puis je me suis formée, et c’est ainsi que j’ai eu cet outil. Mais je ne faisais pas… Pour moi, c’était juste : « Ok, j’ai ça dans les mains. Ok, il paraît que tout le monde l’a, c’est bien, on se connecte… » Je n’avais pas fait le lien, tu vois ? D’où ça venait, ça.

Il ne t’avait pas expliqué, spécialement, les choses comme ça ?

Si, mais pour moi c’était l’amour universel, point.

Tu n’as pas fait le lien entre ce dont il te parlait et ce que tu avais ressenti, là, au plus profond ?

Par rapport au Reiki, je le voyais juste comme quelque chose qui était là, à l’intérieur de ma bulle. Je ne faisais pas vraiment le lien entre cet infini, et puis moi. Je voyais bien que ça fonctionnait. Et que quand je le faisais sur moi ça m’apaisait. J’ai commencé à donner des soins et je voyais que c’était miraculeux, ce qui se passait. Parce que les personnes qui sont venues à moi, vraiment, il s’est passé des choses de volte-face, inouïes.

Et puis voilà, je prenais un peu tout ça comme… sans vraiment me dire « mais ça vient d’où, ça ? » Cette conscience de où ça vient, c’est vraiment quand je suis devenue pranique que ça s’est révélé à moi.

Donc ce Reiki, qui est venu à moi, était pour moi une première avancée vers… Je vais dire une salle d’attente, tu vois ? Entre ce monde hyper matérialiste d’où je venais – parce que moi, les esprits, les machins parallèles, l’énergie et tout ça, j’aurais hurlé de rire ! Si on m’avait raconté tout ça, avec mon monde cartésien, ma manière de parler cartésienne, j’aurais hurlé de rire si on m’avait dit « tu mets tes mains et tu vas guérir ». J’aurais dit « bon ça va, va raconter tes histoires ailleurs ».

Je venais de là, tu vois, dans mon cartésianisme. Et donc le Reiki a été pour moi l’entre-deux. Où je devais bien observer qu’effectivement il se passait quelque chose. Comme ça se passait sur moi, mon mental il se taisait puisque je constatais que des effets positifs il y en avait. Mais je ne me demandais pas trop, puisque pour moi il n’y avait rien d’autre que la boîte dans laquelle j’étais, tu vois, en terme mental, d’enfermement.

Et donc je ne me disais pas qu’il y avait autre chose, qui venait de l’extérieur, qui alimentait ça. Donc c’est pour ça que je dis que ça a été un peu la salle d’attente entre les deux. La petite zone tampon qui m’a fait expérimenter sur moi des effets, que je ne pouvais plus nier.

Je pense que ça a préparé la volte-face, pour pouvoir m’ouvrir la porte plus grande encore, qui était l’étape d’après.

L’étape d’après, c’est le pranisme ?

Oui, voilà. Et donc, par rapport au prana, pendant une année j’ai fait plusieurs jeûnes. J’ai arrêté de manger. Mais là, je m’arrêtais spontanément. Je ne me suis jamais dit « J’arrête de manger ». Un matin, je ne mangeais pas, puis je ne mangeais rien toute la journée. Et puis je continuais des jours, et il n’y a plus rien qui pouvait passer. Donc on va dire que c’était des jeûnes spontanés.

Jamais je ne me suis dit « bon, j’arrête de manger, sur mon calendrier, de telle date à telle date ».

Ce n’était pas une démarche mentale, intellectuelle, ou quoi.

Pas du tout. C’était tout le temps là : je faisais ce qui était présent. En fait, plutôt, j’observais ce qui était présent et qui se passait en moi. Ce serait plus juste de dire ça.

Et donc, j’ai fait plusieurs jeûnes. J’ai fait six jeûnes sur une année. Et le dernier jeûne – donc je buvais beaucoup, hein, pendant mes jeûnes. Et le dernier jeûne, non seulement je n’ai plus su manger, mais je n’ai plus rien su boire non plus. Il n’y a as une seule goutte qui a su passer le cap de ma bouche en six jours.

Et je me suis dit : six jours ? Je suis sensée être morte, là ! J’avais cette croyance – encore une croyance ! poubelle, hein, toutes ces croyances. J’avais cette croyance que si on ne buvait pas trois, quatre jours, on mourait.

Oui, c’est ça, c’est la mienne aussi. On m’a toujours dit que trois jours, et puis…

Et voilà, je t’informe que…

Je n’ai jamais testé, en effet.

Et donc, en effet, ce n’est pas que j’étais mal et que je survivais, c’était le contraire ! Il y avait, au niveau de mes perceptions… D’abord au niveau de mes cinq sens, et puis de toutes les perceptions extra-sensorielles, quelque chose de fabuleux qui s’est ouvert.

Ça a été six jours d’extase, réellement. Avec une connexion au monde infinie, avec plus de dedans et de dehors. J’étais en connexion avec le Tout, avec les pensées des êtres, avec leur corps… Les objets, les humains, tout… Le vent… Tout me parlait. L’eau… Tout était vivant. Il n’y avait plus moi et le monde, il n’y avait qu’un. C’est vraiment ça.

Voilà, donc j’ai vécu cette première expérience d’éveil absolument fabuleuse, où j’étais reconnectée à ce Tout. Et là, je suis passée… Donc j’ai été dans la boîte, puis j’ai été dans cette interface-salle d’attente avec le Reiki, et puis là ça s’est ouvert, sur ces six jours, d’une manière fabuleuse.

Mes enfants étaient terrorisés de voir que je ne mangeais pas et que je ne buvais pas. Ils ont voulu me forcer à boire. J’ai dit ok, je ne veux pas vous inquiéter, je vais boire. Et puis là, je me suis rendue compte que je ne savais pas boire.

Je leur ai dit : écoutez, je veux bien manger un bout, je vais casser mon jeûne avec ça. Mais je me suis rendue compte que je ne savais plus manger.

Et là, je me suis dit : ah, c’est quoi, ça ? Je ne peux plus boire, je ne peux plus manger, il se passe quoi ?

Mais j’étais bien ! Je voulais juste rassurer mes enfants qui étaient inquiets. Mais moi, j’étais… j’étais de l’autre côté, quoi. Je me savais guérie absolument. Je me savais sauvée. J’étais vraiment dans cette bulle d’amour.

Nourrie, à tous points de vue, par cet amour.

Exactement. Nourrie d’amour. Mon corps, mon esprit… Tu vois, nos six corps, cet alignement : physique, énergétique, émotionnel, mental et spirituel, tout était aligné. Et donc, je n’avais plus besoin de absolument rien.

Il y a juste que mes enfants étaient inquiets, et donc j’ai cherché une manière de les…

…rassurer ?

Rassurer. Et donc là, j’ai fait des recherches sur le net, j’ai rencontré une personne pranique, et là, on m’a expliqué.

Ce que tu vivais, en fait.

On m’a expliqué, on m’a mis de la théorie sur ce que je vivais. On m’a dit : « Ah mais tu sais, c’est normal. » Ah, ok, si c’est normal, c’est parfait. « Moi je vis comme ça », c’était Erika Witthuhn, à Bruxelles, en Belgique qui me dit : « Moi je vis comme ça depuis de nombreuses années. Il y a plein de gens qui vivent comme ça, tu sais. »

Et voilà. Et j’ai découvert, après, ce que je vivais.

Tu as mis une explication sur ce que tu vivais.

Voilà. Donc j’ai commencé par l’expérience, et puis j’ai pu expliquer à mon mental ce que c’était.

En fait, moi, je n’avais pas besoin d’expliquer à mon mental. J’avais besoin de rassurer mes enfants. C’était vraiment ça. Moi, j’aurais pu vivre comme ça, sans explication. L’information théorique est venue à moi pour eux. Mais moi je n’en avais pas besoin. J’aurais vécu comme ça, sans le savoir.

Et je me rappelle, je leur ai dit : « Maintenant, vous me fichez la paix. Je ne mange plus, je ne bois plus, mais ce n’est rien. Vous ne vous inquiétez pas, tout va bien. »

Et je suppose qu’avec le temps, aussi, ils ont bien vu qu’en effet, tu ne dépérissais pas.

Ah ben oui ! Avec le temps, ils ont vu les effets. Donc, d’abord, la guérison d’absolument tout : ces maladies qui étaient incurables – j’ai continué à faire des prises de sang parce, quand même, je ne suis pas folle, et je voulais avoir des choses objectives. Et puis bon, les médecins ont dit « miracle, ce n’est pas possible.

Et puis ils ont bien vu que mon énergie… bon, je ne dormais plus, en fait. Au début que j’étais pranique, je dormais trois heures. Et puis ça a été en diminuant. Donc ne plus dormir, une énergie énorme. Et là, si je ne dors pas trois, quatre, cinq, six, sept nuits, j’ai la même énergie que maintenant, et pas de coup de pompe. Je suis tout le temps en pleine forme.

J’ai une capacité à faire des choses, à soulever des poids… Tu vois, si je dois les aider, ou quoi. Une fois, on est allés faire du squash. Ça faisait dix ans que je n’avais plus fait de squash, tu vois. Et la première demi-heures… le squash c’est assez…

C’est assez physique !

C’est assez physique, donc ni au niveau du souffle, ni au niveau du cœur, ni au niveau du cœur je n’ai eu de problème. J’ai battu mon fils qui avait seize ans, au squash, alors que je n’en faisais plus depuis dix ans. C’est pas évident, quoi.

Enfin tu vois, je voyais bien la différence sur mon corps. Mon corps ne se fatiguait plus, se régénérait immédiatement. Et surtout au niveau de l’apparence, aussi. Les personnes qui sont restées un petit temps sans me voir m’ont dit : « Mais tu as rajeuni de dix ans ! »

Ça fait trois ans que je suis pranique maintenant. Et les personnes me disent, quand elles restent longtemps sans me voir, un an ou deux, elles me disent : « Mais tu n’arrêtes pas de… » C’est comme s’il y avait une régression, oui…

Une régénération cellulaire, quelque chose comme ça ?

Voilà, et c’est à tous les niveaux. Au niveau physique, ça se manifeste au niveau physique. Et donc là, je suis vraiment connectée au fait que le corps n’est qu’énergie. Enfin, nous sommes énergie. D’accord ? La matière est une… C’est la matérialisation de notre état de conscience d’amour. C’est vraiment ça.

Et que la maladie n’est absolument pas une fatalité. Que si nous nous reconnectons à cette conscience que nous sommes amour, tout guérit. Et on n’a besoin de rien faire. Et moins on fait, plus ça va vite. Voilà, c’est vraiment ça.

Je t’ai entendue dire aussi que maintenant tu vivais dans un monde d’absolue liberté et sécurité, ce qui fait rêver. Et où tu ne fais pas le moindre effort, tu demandes.

Oui. La loi d’amour s’exprime en nous ainsi. Il y a cette ouverture, il y a ce grand OUI à l’amour à dire, à trouver en soi. Et le « oui », il peut y avoir des empêchements. Mais ça, c’est ce que j’accompagne en processus.

Mais quand le « oui » est installé, en soi, eh bien c’est juste se reconnecter. Je me reconnecte à qui je suis. Je suis amour.

Et je ne fais que… Tu vois, comme une petite graine qui, quand elle est dans de la terre, elle va exprimer son programme de graine. Une tulipe va devenir une tulipe. Un séquoia va devenir ce grand arbre. Pourtant, à voir, c’est la même petite graine.

Nous, c’est pareil. Nous sommes un programme d’amour. Et quand on ne l’empêche pas – et ça ce sont tous nos empêchements, nos souffrances, nos croyances qui les empêchent – eh bien quand nous ne l’empêchons pas, nous exprimons.

Notre vie, c’est de manifester, exprimer notre programme d’amour. J’ai été conçu par l’amour, je suis amour et je suis sur terre pour manifester l’amour. De toutes les manières possibles.

Et quand on ne le contraint pas, les effets… Tu vois, une fleur, elle va produire des pistils, elle va produire des feuilles, elle va produire un parfum… Un arbre, il va produire des fruits. Eh bien nous, nous sommes là pour produire la manifestation de l’amour. C’est-à-dire la sécurité – c’est vraiment ça ! Moi, je me sens en permanence comme dans un cocon. Tu sais, comme les cocons qu’on représente dans les tableaux. Je me sens comme ça. Je peux même le visualiser.

C’est la sécurité, c’est la santé parfaite – que je n’ai rien fait pour qu’elle arrive, elle est venue toute seule. C’est la satisfaction de tous les besoins. Et c’est le fait que dans mon cœur, je visualise, je demande quelque chose, eh bien ça se matérialise.

C’est ce que, peut-être sans vivre ça, on appelle la pensée créatrice. C’est le cœur créateur, tu vois ? Quelque chose qui se manifeste, qui se visualise, tu vois, c’est comme une voûte où il y a le tout possible.

Tu imagines le tout possible. Et quand je pense à un et que je décide ça, cette puissance d’amour le matérialise ici, sur terre, dans la matière visible, concrète.

Et c’est parce que tu as, justement, cette confiance, que ça va se manifester ? Tu vois ?

Ce n’est même pas une confiance, parce qu’au début j’ai constaté. De nouveau, c’est ma conscience qui a observé que ça se produisait. Au début, je ne savais absolument pas que tout ça allait arriver dans ma vie.

Dans toute ma vie, j’ai d’abord vécu l’expérience, et puis eu la théorie. Et donc, là maintenant on peut dire que c’est de la théorie que là je te dis, qui vient d’expériences que j’ai vécues. Donc au début, ça me tombait du ciel.

J’observais : ma guérison, le fait que je ne dormais plus, le fait que je pensais à quelque chose, et pof ça se manifestait. Une fois, deux fois, trois fois et pour finir tout le temps. Et depuis trois ans, c’est ma vie.

Et donc maintenant je peux… Ce que je te dis est de la théorie. Mais je n’avais pas confiance que ça allait se passer, j’observais que c’était ça que je vivais.

Après, j’ai continué à avoir des messages, des messages en reliance au divin, par le verbe, qui passent par moi. Et donc maintenant, je peux dire que ce sont des lois d’amour. Parce que vis. Parce que je les expérimente, parce que cet amour qui passe par moi produit tous ces effets, tu vois.

Et ces effets, ils sont les mêmes pour tout le monde. Les personnes que j’accompagne, maintenant, et qui arrivent dans ce territoire où elles vivent cet état, elles vivent toutes la même chose. Donc ce n’était pas juste propre à moi. C’est vraiment les lois universelles d’amour.

Qui sont là. Et quand on ne les empêche pas, elles produisent leur effet. Comme une petite fleur, elle va devenir, imagine, un coquelicot rouge, avec son truc noir, tout léger, gracieux, résistant même s’il a l’air fragile… Eh bien voilà, chacun de nous, nous exprimons l’amour à notre manière. Avec ces lois-là : sécurité, satisfaction de tous les besoins, nourriture, et… voilà. Et ça, ce sont LES lois d’amour.

Pour conclure cet interview, si je devais te demander ton conseil en or à toi. En imaginant que quelqu’un qui est en train de nous écouter sent bien qu’il n’est pas tout à fait aligné, qu’il ne déploie pas tout l’amour dont il est capable. Qui n’est pas tout à fait à sa place, mais qui soit a des peurs qui l’empêchent de faire les changements nécessaires et, ou qui ne sait pas par où commencer. Quel serait ton conseil à toi ?

Le conseil que je pourrais donner, c’est de fermer les yeux et d’apprendre à faire silence. Parce que c’est dans le silence que l’amour parle.

Ce n’est pas dans le brouhaha, ce n’est pas dans l’agitation. C’est vraiment au cœur de soi qu’est la vie. Nous sommes une petite boîte fermée, et l’infini est en nous. Alors si on veut rejoindre cet infini, c’est : ferme les yeux, fais silence, assez longtemps pour entendre ce qui se passe à l’intérieur.

Cette vois, que moi j’ai entendue, elle est là, à la portée de chacun et de chacune.

Il faut juste se donner le temps et le calme de l’écouter.

Se mettre dans les circonstances où cette voix qui murmure, qui est beaucoup plus faible que l’agitation ambiante, se mettre dans les circonstances d’entendre et de tendre l’oreille et le cœur de cette petite voix-là, en soi.

Et elle peut guider n’importe qui vers cette lumière.

Alors il y a soit, après, quand on sait que ça existe, on peut se faire aider. On peut le faire ensemble, en groupe, mais c’est d’abord de là que ça va venir.

Notre germe d’âme, notre germe de cœur, là, qui veut s’ouvrir, cette petite graine, c’est là. Et c’est là qu’il faut aller, doucement, arroser. Comme une petite pousse.

Tu vois, j’ai… comme un petit semis, aller arroser, aller mettre en lumière.

Ou comme un petit animal à apprivoiser, quelque chose comme ça ?

Oui, oui, ça. Ou une petite graine que tu as mise dans la terre puis qui, trois, quatre jours après… Si tu as déjà fait des semis c’est magique !

Moi j’ai fait des semis quand j’étais crudivore, et trois, quatre jours après je voyais ça qui grandissait. Qui était fragile ! Mais puissant ! C’est toute la puissance de la vie dans la plante, et c’est une fragilité extrême.

Tu vois, ça peut être rabattu, tué… mais s’il y a cette protection, ça va grandir et devenir énorme.

Prendre soin de soi. Devenir doux pour nous, doux dans le cœur. On est tellement brutaux, sauvages avec nous. Vraiment. Se dire : imagine que je suis un cristal, fragile, fragile. Et je vais considérer mon cœur comme ça.

Et je vais devenir doux et tendre avec moi. C’est ça les circonstances où cette petite pousse elle va pouvoir germer, toute petite, fragile. De savoir qu’elle a cette sécurité-là, qu’elle va être protégée jusqu’à ce qu’elle devienne le grand séquoia qu’après on ne saura plus abattre.

C’est une période très particulière. Et c’est en ça que les processus qu’on vit en groupe sont importants. C’est parce que dans ces processus, il y a cet amour qui crée la sécurité. Qui crée l’espace dans lequel le petit germe de cœur et d’âme va pouvoir s’ouvrir. Sans être piétiné par l’agitation de la vie, par les gens qui n’en savent rien, par les peurs de tout le monde autour.

Là-bas c’est un espace aimant, protecteur, et où ce travail, cette élaboration, cette naissance, cet accouchement de soi, de son âme, va pouvoir avoir lieu. C’est des moments merveilleux. Accompagner cette naissance de l’âme de l’autre, cette ouverture du cœur, c’est tout juste fabuleux.

Ça, c’est le jour de notre vraie naissance. Quand on passe de la survie – jusqu’alors on était en survie, on survivait – jusqu’à ce que la vie naisse, enfin, en soi.

C’est vraiment ça, la transformation. C’est ça, le moment de la vie. On se donne la vie soi-même, à cet âge adulte où il y a la conscience d’être amour.

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