Elle a créé sa liberté en passant de 0 à 1 million en quatre ans – Entretien avec Margaux Klein

Margaux Klein est coach, conférencière, auteure, elle a créé le blog laroutedelaforme.fr grâce auquel elle aide les femmes à perdre du poids et à se sentir mieux dans leur corps. Elle a toute l’activité autour de margauxklein.com où elle aide les entrepreneurs, s’ils sont complètement débutants à développer leur activité, et s’ils sont plus loin, à faire exploser leur chiffre d’affaires. Elle a emmené sa famille vivre au soleil… Et tout ça assez rapidement, de façon un peu spectaculaire.

Si tu préfères vois l’entretien en vidéo c’est par ici :

Je sais que, à chaque fois, on me dit « ça a été super rapide, comment tu as fait ? » Moi, je n’ai pas vécu tout ça rapidement.

Ça dépend comment on se place : au niveau des chiffres, si je ne me trompe pas, c’est de 0 à 1 million en quatre ans, mais évidemment il y a du travail là derrière.

Oui ! Mais c’est vrai que c’est très rapide. C’est vrai que si tu m’avais dit il y a même cinq ans : « Tu vas gagner 1 million », j’aurais dit : « Non, pas du tout. »

Mais l’intensité était telle que ça ne m’a pas semblé… pas long non plus mais plus que quatre ans on va dire.

Et alors, dans tout ce que tu fais, on retrouve la « patte Margaux Klein », qui est en tout cas l’éthique, l’authenticité, et un vrai désir d’aider les autres à s’épanouir.

Oui, ça c’est vrai. Je suis contente que tu le soulignes, parce que ce n’est pas tout le monde qui ressent ce que tu viens de dire. Après, derrière un ordinateur, c’est pas aussi facile que de le ressentir en vrai. Je pense que dès que tu me rencontres en vrai, tu vois que j’ai vraiment ce désir d’aider. Mais je suis contente que tu le voies.

Donc oui, moi je veux vraiment aider. Maintenant, j’ai compris que je ne peux pas aider tout le monde. Donc je veux aider les entrepreneurs, parce que eux, ensuite, une fois qu’ils sont débloqués, ils peuvent impacter en illimité derrière.

Tu ne peux pas aider tout le monde parce qu’on ne peut aider que les personnes qui veulent bien être aidés.

Alors ça, déjà, ça c’est clair. Mais je ne peux pas, même… j’imagine qu’il y a plein de gens qui veulent être aidés, mais je n’ai pas le temps, moi, de le faire. Donc je me suis dit : « Bon, ok, je fais comment ? » Et bam, j’aide les entrepreneurs, ou les leaders, ou les décideurs, parce que c’est eux qui changent des millions de gens.

Moi, il faut juste que je change une personne, et que derrière elle impacte…

Tu sèmes une graine, qui en sème d’autres…

Et c’est ça qui m’anime en fait, comme tu l’as si bien dit. Donc je suis très contente que tu l’aies vu comme ça.

Du coup, j’avais envie de revenir sur tout le parcours qui t’a amenée là, parce que, ce n’était pas il y a si longtemps, mais tu as quand même commencé par un parcours un peu plus classique : des études, un boulot de salariée. Dans ton boulot de salariée, tu t’es assez vite rendue compte que ça ne te convenait pas. Mais qu’est-ce qui fait que tu es quand même allée vers ça en premier, alors ?

Vers le salariat ?

Oui.

Alors, en fait, il faut savoir que j’ai grandi dans une famille où… je ne veux pas dire de bêtises, mais il me semble que c’est ma mère qui a le plus haut niveau d’études, c’est-à-dire le Bac. Mon père, il a zéro étude, fils d’ouvrier, il n’a pas eu la chance, il s’est arrêté en cinquième, voilà. Il n’a pas eu la chance de faire des études, il a travaillé dès l’âge de 16 ans.

Donc il s’est dit, et il nous a élevées, avec ma sœur : « Vous allez faire des études ». C’était son truc. « Vous allez faire des études, vous allez bien gagner votre vie, bon statut social, moi j’ai galéré… » Parce qu’il est cadre supérieur. Il est parti de magasinier et il a grimpé jusque cadre supérieur dans son entreprise, et il a dit : « Non, vous, vous allez faire des études, un maximum d’études, vous allez arriver directement cadre supérieur, vous ne faites pas magasinier et tout. »

Donc, c’est mon papa, j’écoute. En plus j’avais des facilités : je lisais un truc, c’est bon je le savais. Donc c’était pas énormément de travail. Ça me faisait chier, les études, mais c’était pas du travail.

Donc je fais des études « prestigieuses » comme ils disent, là, les sociétés. Et surtout aussi, il m’a dit : « Il ne faut pas être au chômage, Margaux. » Donc qu’est-ce que je fais ? Moi j’écoute. J’ai mon Bac + 5, pas de chômage. Je trouve un travail tout de suite.

J’habitais à Paris, je vendais des sandwiches le week-end pour payer mes études, mon loyer… bref c’était la misère, et j’arrive en stage. Il me fallait un stage qui me paie, en fait. Parce que sur certains stages qu’on fait pour valider les études, souvent on te donne 400 €. C’était moins que ce que je gagnais le week-end. Donc alors je continue à vendre des sandwiches, je ne viens pas en stage chez toi.

J’ai trouvé un stage qui me payait, à l’époque, 1200 €, donc c’était énormément d’argent pour moi. Et c’était un stage de « consultante en système d’information ». Bien chiant. Mais ça me payait, donc j’ai choisi cette voie, alors là, la plus classique du monde : Bac + 5, études « prestigieuses » + consultante à la Défense. Voilà, tu ne peux pas faire plus classique.

Donc j’ai fait ça, parce qu’on m’avait dit que c’était bien. Et pour faire plaisir aussi à ma famille. Et puis parce que je pensais que ça allait être cool, que j’allais gagner plein d’argent, que j’allais m’épanouir… j’y ai cru, tu vois, j’ai acheté le… on me dit que c’est bien, ok j’achète.

J’arrive, je suis prise en CDI, donc pas de chômage, belles études, et là je me dis : « Tu as fait tout ça pour ça ? » Et là…

C’est un peu le monde rêvé de papa qui s’écroule ?

Non mais même moi ! Moi j’ai acheté grave le rêve !

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Oui, tu as embarqué dans son rêve : il t’avait présenté ça comme le pays magique et puis…

Et même, lui il m’a juste dit : « Fais des études, pas de chômage. » Il m’a dit ça. Mais quand tu fais des études « prestigieuses », en France, on te dit : « Vous êtes l’élite. Vous êtes les décideurs de demain. »

Mais… calme-toi, parce que pas du tout ! On fait des Power Point ! Je sais pas si t’as vu, quoi ! Donc nous on arrive tous, on est 30, on est là en mode « on va être des rock stars, on va prendre des décisions… » T’arrives et on te dit : « Fais des tableaux croisés dynamiques, et fais des Power Point compte rendu de réunions. »

On m’avait pas dit ça, moi ! C’est moins cool, tu vois ? Donc, franchement, je me souviens bien la tête des nouveaux embauchés : on se regardait, on était là : « On nous a menti, c’est pas possible. »

Donc je me suis dit, je me parlais comme ça : « soit tu arrêtes de te plaindre, tu fermes ta gueule, tu continues, tu grimpes les échelons, mais tu seras pas heureuse, mais tu arrêtes de te plaindre et tu acceptes et tu continues ; soit tu trouves une façon de sortir de ça. » Mais j’avais zéro idée de « je fais quoi maintenant ? »

Parce que si je démissionne pour trouver un autre travail ça va être la même chose. Ok, je gagnerai peut-être plus, j’aurai peut-être plus de liberté, mais ça sera la même chose.

C’est là que tu commences « La route de la forme » ?

Alors là… j’ai cherché parce que j’avais zéro idée. Je ne connaissais personne d’entrepreneur, pas de famille entrepreneur, personne d’entrepreneur, je ne savais même pas que ça existait. Je ne savais pas que tu pouvais créer ta boîte, tu vois.

Donc je cherche, je cherche, je perds du poids entre-temps, puisque je faisais peut-être 20 kg de plus que maintenant, peut-être 25, j’en sais rien. Et du coup je perds du poids, je perds 15 kg à l’époque, et j’ai un copain, un collègue de travail qui me voit me morfondre devant mon ordinateur, il voit que je fais des recherches pour voir comment créer de l’argent par moi-même.

Il me voit faire ça pendant mes heures de travail et il me dit : « Vas-y Margaux, crée ton blog et raconte comme tu as perdu du poids. » Parce que lui il était mon collègue de travail, il me voyait, il m’a vue me transformer en trois mois. Et il m’a dit : « Franchement, raconte et tout, ça va être trop bien. »

Il t’a donné la clé de la liberté en fait.

C’est ça. Et là, je lui ai dit : « Non, en fait non, on s’en fout, tu m’as bien vue, on s’en fout. » Mais lui : « Vas-y, vas-y, fais-le, on en reparle dans trois mois. » Je dis : « Bon, vas-y, ok », tu vois ?

Donc j’ai fait, et trois mois après, je regarde les statistiques sur Google Analytics, et j’avais plus de cent personnes qui me lisaient chaque jour.

Et entre le « oui mais non, laisse tomber, c’est pas le bon plan » et « je le fais quand même », qu’est-ce qui…

En fait, j’avais rien à perdre. Et je suis quelqu’un aussi qui écoute beaucoup les opportunités. C’est-à-dire, je vais prendre une opportunité, même si ça marche pas, c’est pas grave. C’est-à-dire que j’écoute beaucoup les opportunités, je les prends et si ça marche, très bien, si ça marche pas…

Tu auras au moins essayé.

Oui. Donc je suis quelqu’un qui fait ça de manière assez… facilement, quoi. Donc je l’ai fait.

Et finalement ça a bien pris.

Et finalement, oui, c’est clair ! Au bout de six mois du blog j’ai vendu mon premier e-book. Parce que comme je travaillais toute la journée, je ne pouvais pas faire des vidéos. En plus j’étais timide donc c’était mort.

Je pouvais écrire toute la journée devant mon ordi. En plus, comme ça, mes chefs croyaient que je faisais des rapports, tu vois, des trucs super sérieux. Donc j’écrivais toute la journée, des articles. J’ai sorti mon e-book au bout de six mois et en six mois, du coup, de juin à décembre, j’ai vendu pour 7000 € de livres, tu vois, de e-book.

Et là, je me suis dit… c’était « que » 7000 € mais c’était en plus de mon salaire, et surtout, je me suis dit, c’est possible. C’est-à-dire qu’il y a des gens, ils te lisent, et ensuite ils aiment tellement tes articles qu’ils achètent un e-book. Et de là… je ne me suis jamais arrêtée.

C’est là où j’ai compris que tu pouvais aider derrière ton ordi, coincée à la Défense, quoi.

Et qu’il y avait un autre moyen que le salariat de gagner de l’argent.

C’est ça. Et là, en fait la première vente que j’ai faite de mon premier e-book, je me souviendrai toujours parce que j’étais en réunion, j’avais programmé tout pour que ça s’envoie, j’étais en réunion, j’en pouvais plus de cette réunion, je sors, je vais sur mon compte Paypal, et là j’avais vu que, pendant la réunion, j’avais vendu pour, peut-être 50 € de livres, tu vois ? Et je me suis dit : « Attends. Pendant que je suis en réunion là-bas, je peux gagner de l’argent sans rien faire. Comme ça. » Et là, je me suis dit, du coup, dans ma tête : « Je peux faire du sport et gagner de l’argent. Je peux être avec ma famille et… »

Oui c’est ça, tu peux faire la même chose sans être en réunion.

Du coup, là, ça m’a cassé la tête. Je me suis dit ok. Donc j’ai compris que j’étais pas obligée de travailler pour gagner de l’argent. Et ça, dans ma tête, ça a tout changé. Parce que j’avais été élevée à « tu dois travailler dur pour gagner de l’argent ». Et là c’était parti, la machine s’est jamais arrêtée.

Tu te présentes quand même comme une « flippée de l’argent ».

Oui, plus maintenant, parce que j’ai guéri ça, mais avant fort fort.

Et au moment de quitter le salariat, tu l’avais déjà guéri ? Ou qu’est-ce qui t’a permis de le guérir ? Ou qu’est-ce qui t’a permis en tout cas de faire le saut dans le vide à un moment puisque tu as quand même démissionné ?

Alors, réellement, ce qui m’a permis de démissionner, c’est… j’ai failli mourir. Donc il a fallu ce choc douloureux pour que je comprenne que ça pouvait s’arrêter. Que j’étais pas genre en mode illimité sur le temps.

J’ai eu un accident de vélo dans Paris, un truc… j’ai failli mourir sur le coup, il y a un tout petit bout de plastique sur le casque qui m’a sauvé la vie, genre les pompiers ils étaient là : « Mais vous n’avez rien ? »

Donc là, je me suis dit : « Bon, écoute, le CDI, finalement, c’est peut-être pas si grave, tu vas pouvoir démissionner. » Et c’est ça, en fait, ce choc, c’est cette douleur qui m’a rappelé que le temps n’est pas illimité, qui m’a donné le courage de poser ma démission. C’est juste ça.

« Juste ça », mais c’est quand même un fameux électrochoc.

Oui, mais en fait il fallait une douleur, parce que moi je n’avais pas le courage, tu vois, toute seule. Donc merci à la douleur, comme ça j’ai eu le courage.

Mais là j’avais encore très peur de l’argent, de manquer d’argent. J’ai guéri le manque il y a peut-être six mois. Alors que… voilà.

Juste une grosse douleur qui m’a donné le courage. Ce qui est bête. Parce que maintenant j’arrive à fonctionner au plaisir. Mais pendant longtemps j’ai fonctionné sur la douleur.

Donc juste grosse douleur, prise de conscience que c’est ce que je voulais faire le plus, et du coup la peur a reculé en fait, face au plaisir. C’est comme ça que j’ai réussi à démissionner.

Ça semble un truc de ouf, alors que c’était juste une lettre, mais pour moi c’était fou : j’avais peur de tout perdre… c’était fou. J’avais plus de salaire par mois…

Oui, par rapport à une certaine image de la sécurité, le CDI ça paraît le Graal.

C’était horrible. Dans ma tête c’était un combat, mais je l’ai fait, et le mois juste après… je crois j’ai eu deux, trois mois d’adaptation mais mes revenus ont tout de suite augmenté en fait, avec ma société. Donc au final c’est passé vraiment facilement.

Comme quoi, les peurs, c’est toujours dans la tête, c’est jamais dans la réalité.

Oui, évidemment, mais de là à passer au-dessus, c’est pas toujours évident. Alors, aujourd’hui, est-ce que tu te sens à ta place. Et qu’est-ce qui fait que tu te sens à ta place ?

Je crois que je me suis toujours sentie… non, je savais que j’étais à ma place, mais je ne me sentais pas à ma place à l’intérieur. Pas tout le temps en tout cas. Il y avait des périodes oui, des périodes non.

Maintenant, je pense que ça se ressent que je suis en paix. Je dirais… sérénité… il n’y a pas de mot qui arrive à bien matcher, mais c’est-à-dire je suis à ma place et je me ressens à ma place. Je ressens que tout est juste et tout est bon pour moi. Et pour ceux qui sont autour de moi du coup.

Et comment ? Je pense j’ai guéri… c’est pas je pense. J’ai guéri mes plus grosses douleurs, je les ai comprises, et maintenant j’utilise leur cadeau.

Une fois qu’elle est guérie ça devient une expérience, quelque chose qui te rend plus forte et plus riche ?

Oui, et en plus, quand il y a une forte douleur, tu dois te… notre cerveau, notre inconscient se défend face à la douleur. Donc il développe un mécanisme positif pour contrer la douleur.

Une force.

Voilà : une force, un talent, un don, un super pouvoir… Et du coup, quand tu as une grosse douleur tu développes une capacité en intensité similaire à cette douleur. Donc quand tu trouves ta forte douleur, tu trouves ton cadeau caché derrière. Donc ton super pouvoir, ton super don, j’en sais rien.

Et du coup, comme j’ai compris ça, je me suis fait coacher, pour faire sortir ça de moi. Parce qu’on peut jamais le faire tout seul, je pense, jusqu’à un certain point. J’ai fait sortir ça de moi, j’ai compris, j’ai maîtrisé et maintenant j’utilise.

Donc c’est : guérir, comprendre, transmettre.

Et c’est important pour toi, justement, maintenant, de transmettre tout ça, et d’aider les autres à suivre le même chemin que toi, ou en tout cas à trouver leur talent et à pouvoir s’épanouir ?

Oui, c’est ça. À trouver leur chemin. Parce que le même chemin que moi…

Non, le leur, mais « le même chemin » dans le sens de la liberté d’être vraiment à leur bonne place.

C’est ça. Et ce qui est très important pour moi c’est lever leurs blocages à eux pour qu’ils se réalisent eux et qu’ils s’incarnent eux.

Et du coup, je me dis, il faut changer peut-être dix personnes, j’en sais rien tu vois le nombre. Il faut changer peu de personnes pour que ça changer au niveau global.

Et peut-être j’y arriverai jamais, tu vois, mais en tout cas j’aurai mis les actions pour changer l’énergie, je ne sais pas comment appeler ça, le monde, comment ça fonctionne, les jeux de pouvoir qu’on a actuellement. C’est tellement complexe, mais…

C’est comme dans cette image du colibri qui transporte sa petite goutte d’eau. Mais tu es quand même, là où tu es, un bon groupe de colibris !

C’est ça. Le colibri, tu vois, j’aime bien, j’adore cette image, mais moi, je me dis, je ne suis pas du tout un colibri, tu vois.

Moi, je m’imagine, en mode, pas en bulldozer mais je m’imagine en mode empire, mais empire, tu vois, en mode on arrête les conneries, les gars. On devient tous libres et heureux. C’est un peu Bisounours mais… changer profondément les choses à l’intérieur des gens pour que ça se répercute à l’extérieur.

Le colibri moi je me dis non, parce que le colibri c’est trop… c’est trop petit. Il faut y aller massivement. C’est ça, c’est pour ça que je m’imagine en mode empire. En tout cas, c’est l’image. J’ai envie de… tu commences petit pas par petit pas et ça grossit très vite. Et ça on peut pas l’imaginer parce que… je pense que personne ne peut imaginer à quel point ça peut grossir aussi vite.

Et je pense que c’est lié, chez toi, à un désir de gagner beaucoup d’argent, de devenir très très riche. Ça a toujours été important, ça, pour toi ? Être très très riche ?

En fait je me souviens, quand j’étais petite, je disais à mes parents… Non mais moi, j’ai grandi dans une toute petite ville du Sud de la France, même un village, on était 6000. Et je disais à mes parents, à six ans : « Bon moi, je veux aller à Paris. Et je veux gagner beaucoup d’argent. »

Il y avait un magazine, à l’époque, « Challenge » ou je ne sais plus ce que c’était, un truc business. Et moi je disais : « J’aurai ma tête sur ce magazine ».

Et en fait, récemment, je me demandais pourquoi je veux beaucoup d’argent. Parce qu’au bout d’un moment, quand tes besoins sont sur-couverts, quand les besoins de ta famille sont couverts, tu vois, l’argent c’est pas le moteur ultime.

Je croyais, quand j’étais petite, que c’était le moteur ultime mais bon, une fois que tu en as plein, que tu es sur-couvert, tout le monde est sur-couvert au niveau de ses besoins autour de toi, tu n’as plus l’envie d’en gagner, aussi forte. Tu n’as plus dans tes instincts, comme ça, l’envie de gagner de l’argent.

Et du coup, j’ai toujours eu cette envie un peu fantasmée, quand j’étais petite, et maintenant j’ai cette envie parce que je sais que j’ai besoin d’argent pour atteindre l’objectif que je veux.

C’est même pas un objectif, mais c’est LE truc que je veux.

Comme une mission de vie…

Oui… j’aime pas trop parler de « mission de vie », c’est pour ça que je dis « le truc » que je veux. Je ne parle pas d’objectif, parce que ce n’est pas non plus un objectif, c’est : « je veux réaliser ça… »

C’est ce qui t’anime.

Voilà. Et du coup, pour réaliser ce que je veux, il me faut beaucoup d’argent. Mais c’est pas pour moi, c’est…

C’est pas l’argent pour l’argent, c’est pour ce qu’il va te permettre de faire, quoi.

Oui. J’ai eu « l’argent pour l’argent ». Je voulais plein d’argent. Parce que comme j’avais un manque à combler, il me fallait plein d’argent.

Après, je me suis dit, en fait, plus tu as d’argent, en fait ça ne change rien à ton manque. Donc guéris ton manque. Et après…

C’est vrai que l’argent, j’éduque beaucoup sur ça parce que c’est important. On nous dit : « non, c’est pas ce qui fait le bonheur. » Je suis d’accord. Si tu n’as pas la paix, la sérénité à l’intérieur de toi, l’argent n’y changera rien. Même, ça pourra aggraver.

Donc il y avait des moments où j’étais très riche, en argent, chiffres alignés sur un compte, mais moi je me sentais cassée à l’intérieur de moi. J’ai bien expérimenté ça.

Mais, au quotidien, ça donne beaucoup de facilité et ça t’enlève beaucoup de souffrance mentale. Parce que si tu dois réfléchir à comment tu vas te nourrir, comment tu dois t’habiller, comment tu dois t’abriter… Je ne peux pas penser à changer le monde, c’est pas possible !

Donc il en faut, pas forcément beaucoup mais il en faut, pour soi et les gens qu’on aime. Et ensuite, si tu veux changer le monde, il faut énormément d’argent. Les gens qui décident à grand échelle, ils décident avec des milliards. Donc si tu veux changer à ce niveau-là, il faut des milliards. Donc tu vas chercher les milliards.

Et je veux le faire en montrant que tu n’es pas obligé de nicker des vies, de déglinguer des écosystèmes et tout ça.

En restant avec ce que je disais au début : l’authenticité, l’éthique et le désir d’aider.

C’est ça. Parce que je me dis, si on a plus d’exemples de gens qui sont très riches, mais vraiment multimilliardaires, et qui font des choses positives… Tu vois, je me dis, si Mère Teresa elle avait été multimilliardaire, tu imagines l’impact que ça aurait eu sur les gens ?

Parce que là, tout le monde dit « oui, Mère Teresa c’était quelqu’un de génial ». Oui, mais elle était fauchée, tu vois ? Elle aidait vraiment, elle arrivait à prendre l’argent, à demander de l’argent…

On a un peu associé ça, parce que Mère Teresa, Gandhi… comme si pour changer le monde il fallait être dans la rue.

Voilà, exactement. Et du coup, je me dis, et si Mère Teresa elle avait été multimilliardaire, en mode startup Silicon Valley, mais en faisant les mêmes choses, tu vois ? Mais je sais pas, elle avait vendu un truc, multimilliardaire. Là, tu vois, l’impact aurait été différent. Les gens auraient dit : « En fait, je peux être multimilliardaire et faire le bien. »

Alors que là, quand je dis « multimilliardaire », je suis sûre, dans 99 % de la tête des gens, on se dit : « j’ai pas envie de nicker des gens, de polluer, de… », tu vois ?

Oui, les gens riches sont souvent associés à des gens mauvais.

Oui ! C’est ça, tu vois ! Et on nous éduque là-dedans. Et moi y compris j’ai grandi là dedans. Donc je veux montrer que c’est possible autrement. Je me dis : « multimilliardaire ». Pour aller parler aux gens « en haut », et pour montrer aux autres que c’est possible.

Je ne sais pas si j’y arriverai. En tout cas, c’est ce qui me fait me réveiller le matin.

Et en tout cas ça avance dans cette direction.

Ça avance. On verra où, mais ça avance.

Alors pour conclure cet interview, si je devais te demander ton conseil à 3 millions de dollar pour ceux qui nous regardent, ceux qui nous écoutent et qui sont dans ce questionnement : « je suis dans un boulot qui ne me convient pas mais je ne sais pas quoi faire d’autre » ou « j’ai peur de changer quelque chose »… Ton conseil à toi, ou tes conseils ?

Alors souvent, on dit : « Vas-y, démissionne, fais-le. » Moi c’est pas mon conseil. C’est ce que je dis, en plus, dans mon livre : tu gardes ton boulot, jusqu’à ce que tu sois sûr, 1, de ton projet, parce que souvent, au début, on changer de projet, on ne va pas directement au vrai projet qui nous anime, on se met des labyrinthes. Donc tu gardes ton boulot, tu gagnes de l’argent avec ton projet, mais tu avances quand même sur ton projet.

Parce que souvent on me dit : « oui mais moi je travaille, j’ai une famille, j’ai des enfants, j’ai pas le temps. » Ça, c’est des excuses. Parce que tu vas prendre quelqu’un dans ta situation, qui a des enfants, qui fait deux heures de transport par jour… peu importe ta situation, tu prends quelqu’un, il a réussi quand même. Donc pourquoi, lui, il a réussi et pas toi ? C’est juste que lui, il ne s’est pas dit « j’ai pas le temps… »

Il n’a pas pris sa famille et tout ça comme excuse.

C’est ça.

Et il s’est mis comme priorité d’avancer dans son projet.

Et en plus, souvent on me dit « oui mais mes enfants… » Mais est-ce que tu veux prendre tes enfants comme excuse, sérieusement ? Est-ce que tu veux prendre la personne que tu aimes comme excuse ?

C’est pas sympa pour eux en plus.

Ben non ! Tu leur mets ça, mais non ! C’est juste que toi, tu dois choisir : est-ce que tu veux te sortir vraiment du salariat parce que ça te fait souffrir vraiment, que tu n’es pas libre, parce que tu ne fais pas ce que tu veux, parce que tu ne vois pas les gens que tu aimes, parce que tu ne peux pas voyager… bref, tu ne vis pas là où tu veux…

Si tu as vraiment ça, décide. Prends des décisions pour toi. C’est pas des décisions qui sont faciles à faire, mais c’est très simple. Tu te dis « voilà, j’en ai marre du salariat, j’ai envie d’avoir un impact sur le monde, j’impacte qui ? j’impacte quoi ? j’impacte comment ? »

Déjà ces premières questions. Et on commence tout de suite.

J’ai commencé mon blog, c’était une page blanche sur internet. Comme Wikipédia, tu vois ? C’était la même chose. J’avais pris un logo nul, c’était moche, mais de fou ! J’ai commencé comme ça. Après, j’ai gagné un peu d’argent, j’ai amélioré.

Donc petit, petit, petit, c’est un peu comme le colibri, ce qu’on disait tout à l’heure : tu fais petit pas, petit pas, petit pas, et après tu te retrouves… tu as avancé de 100 000 kilomètres.

Donc garder son job, se poser les bonnes questions, commencer tout de suite, et pas se dire « mais j’ai pas d’argent », « je veux un beau blog »… Souvent, dans les formations je vois ça : les gens ils veulent un beau site tout de suite.

Et ils vont payer des milliers d’euros quelqu’un qui va leur faire un beau site.

Mais oui ! Et je comprends : tu as envie d’avoir un beau truc…

Mais c’est pas la priorité non plus.

On s’en fout ! Ce qui est important, c’est le fond : qu’est-ce que tu veux dire ? à qui tu veux le dire ?

Maintenant, tu n’as même pas besoin d’un site pour vendre. Il faut quoi… une page Facebook, des emails, un téléphone, un ordi… ou même pas, tu peux tout faire du téléphone maintenant.

Donc tu commences tout de suite. Pas besoin de démissionner et tout ça, tu gardes ta « sécurité financière ». C’est-à-dire tu te consacres à ton projet, puis tu as ton salaire qui tombe tous les mois. Tu ne te mets pas en danger financièrement parce que quand on se met en danger financièrement, on ne peut pas donner le meilleur de nous-même. C’est impossible.

Tu gardes ton salaire, comme ça tu te dis que tes besoins primaires sont couverts par ce salaire. Et à côté tu te mets à fond sur ton projet. Dès que ton projet gagne suffisamment d’argent, plus que ton salaire, tu démissionnes. Tu négocies peut-être un départ… je ne sais plus comment ça s’appelle, « rupture conventionnelle » quelque chose comme ça, des petites indemnités si vraiment tu veux être à l’aise, et voilà.

C’est juste le faire et décider. Avoir le courage de décider. Et nous les humains, on veut éviter deux choses : accepter et décider. On ne veut pas accepter. Je ne sais pas ce qu’on a. On veut lutter toujours contre la vie, on ne veut jamais accepter, et on ne veut surtout pas décider.

Du coup, on dit « j’ai pas le temps ». Mais hé, je te vois bien ! On passe tous deux heures sur Facebook…

Et du coup, on attend de passer juste à côté de la mort pour prendre la fameuse décision.

Voilà, grave.

Souvent on passe par la douleur pour…

C’est ça. Et du coup, quand tu as beaucoup de douleur, comme ça, dans ta vie, répétée, c’est que tu ne veux pas, que tu n’as pas le courage, de toi-même, décider. Donc tu déclenches un gros truc dans ta gueule, tu souffres bien, et là la décision est plus simple.

La douleur, c’est juste pour accepter.

C’est un coup de pied aux fesses, quoi.

Oui c’est ça. Mais on se le crée, hein ! J’en suis persuadée. Même les trucs les plus horribles, on fait tout… on prend des petites décisions, toutes petites, qui créent la merde qui nous arrive. Sûr.

Donc s’il y a des douleurs comme ça à répétition, c’est que les décisions ne sont pas les bonnes. Donc changer les décisions.

Et souvent, les décisions que l’on veut le plus, par exemple démissionner, pour créer, impacter, voyager… j’en sais rien, on ne veut pas les prendre parce qu’on a peur. Sauf que si tu as peur, tu le fais direct. C’est toujours ce que je dis.

Oui, ça, c’est une des maximes de Margaux : « Si tu as peur, fais-le. »

Mais oui, c’est toujours ça !

Donc tu gardes ta sécurité financière pour être dans le meilleur de toi-même, mais tu commences tout de suite. Genre tu éteins la vidéo, tu commences direct, c’est tout.

Au début ce ne sera pas parfait, et ça va devenir parfait. Un jour peut-être. Mais ça c’est pas très… tu commences, et ça va se lancer comme ça, boule de neige, colibri.

Du coup on va s’arrêter tout de suite pour que tu puisses passer à l’action directement…

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