Changer c’est (se) trahir – Comment envisager le changement plus sereinement

Il est un gros frein, un gros obstacle au changement : le sentiment de trahir les autres (en particulier notre famille). Et, de manière peut-être plus inconsciente, de se trahir soi-même.

Je vais donc te donner une clé pour que tu puisses envisager le changement de manière plus sereine, plus facile et plus légère.

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Changer, c’est trahir

Nous nous sommes tous construits avec ce que nos parents nous ont montré, avec ce qu’ils nous ont dit, avec l’éducation qu’ils nous ont donnée.

Nos parents, mais aussi nos professeurs, nos grands-parents, nos voisins… Toutes les personnes qui nous ont aidés à grandir et qui ont participé, de près ou de loin, à notre éducation.

En grandissant cependant, il arrive un moment où il est nécessaire que nous fassions le tri entre ce que nous voulons garder et ce que nous ne voulons pas garder.

C’est comme ça que nous pouvons changer, que nous pouvons évoluer dans notre vie. Et c’est à ce moment que peut se dresser devant nous un fameux obstacle : l’impression de trahir.

L’impression de trahir nos parents, parce qu’on ne colle plus à l’image qu’ils nous ont inculquée, ou à ce qu’ils attendent de nous.

Faire autrement qu’eux : prendre une autre voie que la leur, réaliser un rêve qu’eux-mêmes ne se sont pas autorisé, gagner plus d’argent qu’eux… c’est « trahir » le schéma familial établi.

Changer, c’est SE trahir

C’est exactement la même mécanique qui se produit vis-à-vis de nous-même. Les changements que nous opérons dans notre vie modifient l’image que l’on a de soi.

On s’ouvre de nouvelles portes sur des choses qu’on ne pensait peut-être pas possibles. Tout à coup, on se rend compte que oui, c’est possible ; oui, on est capable !

Donc cela entraine un changement dans l’image que nous avons de nous. Cela modifie l’image que nous avons des autres et l’image que nous avons de la vie…

Le fait de changer d’image nous amène à lâcher de vieilles croyances, de vieilles peurs, d’anciens schémas de comportement, etc… Ce qui s’apparente à une certaine forme de « trahison » : on trahit une ancienne image qu’on avait de nous-mêmes.

Et c’est très bien !

Encore une fois, ce qui compte, c’est d’en prendre conscience. Car notre vie, nos choix, nos actes, sont dirigés à 95 % par notre inconscient.

Il suffit donc d’amener cette réalité à la conscience pour qu’elle perde son pouvoir de « pilote automatique ». Alors elle ne constitue plus un frein ou un blocage.

Si tu sais que tu as envie de quelque chose, d’atteindre un objectif, de réaliser un rêve… et que ça implique de « trahir », de faire le deuil d’une ancienne image que tu avais de toi-même, de la vie, de la société, de tes possibilités, de tes limites, etc., savoir cela permet que ce sentiment de trahison ne prenne pas le dessus sur ton envie de changer et d’avancer.

Ne pas changer c’est se trahir !

Pense avec bienveillance à cette part de toi-même que tu « trahis ». Pense aussi que ce n’est pas réellement une trahison : cette partie de toi est devenue obsolète aujourd’hui. Si elle t’a servi jusqu’à maintenant tant mieux, merci à elle. Mais à partir de cet instant tu n’en as plus besoin pour te protéger. Ni pour coller à une certaine attente que les autres et/ou toi-même aviez de toi.

Parce que finalement, la plus grosse des trahisons, la seule véritable trahison, c’est de ne pas aller vers ta réalisation, vers la vie qui te correspond vraiment !

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